Vents D'ouest

  • Yellow cab

    Christophe Chabouté

    Être taxi à New-York.

    Après 20 ans sur des tournages de films et de séries, Benoît Cohen se sent vidé. L'enthousiasme s'est échappé. L'envie d'arrêter l'écriture et de poser un temps la caméra s'est tout entière emparée de lui. En 2015, cela fait un an qu'il réside à New-York et, pour se nourrir de la richesse de la métropole, il décide de devenir chauffeur de taxi. Dans une école du Queens, il apprend les ficelles du métier, fait la rencontre de ses futurs collègues (tous précaires, tous migrants...) et affronte le labyrinthe administratif qui mène à la licence de Taxi driver. Au volant de l'emblématique Yellow Cab, il arpente big Apple, observe les visages de ses milliers de passagers, discute... et fait régulièrement face aux préjugés qui entourent sa nouvelle profession. Ceux qui entraînent les clients, les flics et la ville entière à le considérer aléatoirement avec passivité, gentillesse ou agressivité...
    Benoît Cohen voulait écrire un film. Pourtant, la matière qu'il extrait de cette expérience sociale le marque profondément et l'amène à emprunter des chemins insoupçonnés. Le projet se transforme en roman autobiographique intercalé de réflexions sur le processus créatif. D'abord édité chez Flammarion, il prend dorénavant la forme d'une sublime bande dessinée grâce à Chabouté. Une aventure sensible, profondément humaine, devenue livre au graphisme époustouflant qui rend un vibrant hommage à la plus célèbre des cités américaines.

  • Fausse garde

    Merwan

    Un album aussi percutant qu'un KO debout !

    Le jeune Mané est plein d'envie, plein de force. Deux qualités premières si l'on souhaite s'adonner au Pankat, un art martial dur développé en véritable philosophie de vie par ceux qui le pratiquent. Errant dans Irap, siège des plus grandes écoles de Pankat, Mané va vite faire ses preuves et profiter des conseils d'Eïam, l'un des plus grands maîtres qui soit. Mais saura t'il résister aux sirènes criminelles de Féssat, ancien condisciple d'Eïam, qui tente de porter les pas malléables du jeune homme vers l'illégalité ? Cruel dilemme pour Mané... Car les règles de la vie ne sont pas toujours aussi simples que celles d'un combat de Pankat...

    Avec son dessin terriblement soigné et dynamique et son art du scénario psychologique et bourré d'action, Merwan signait avec Fausse Garde (anciennement titré Pankat) un premier album solo à la fois frais et d'une grande maturité. Un album au ton unique, mêlant les influences du manga et de la bande dessinée franco-belge, à retrouver dans une édition dôtée d'une nouvelle couverture et de bonus graphiques inédits.

  • Stella

    Cyril Bonin

    La fin d'un roman. Le début d'une histoire...

    New-York, de nos jours. Taylor Davis est écrivain. S'il a connu le succès par le passé, sa carrière est à présent en berne et ses livres se vendent de moins en moins. Mais ce n'est pas très important à ses yeux car Taylor travaille pour l'amour de l'art. Et justement, le nouveau roman sur lequel il se penche depuis des mois l'enthousiasme tout particulièrement. Il s'agit de l'histoire d'un couple située dans les années 1950 et dont l'héroïne se prénomme Stella. Celle-ci s'interroge sur sa vie et se pose tellement de questions que Taylor s'est mis à lui répondre et a engagé un véritable dialogue avec elle. Est-ce un signe de schizophrénie? Pour Taylor, en tout cas, Stella est plus qu'un personnage de fiction. Si bien qu'un jour, alors qu'il vient presque malgré lui de taper le mot « FIN » sur son clavier d'ordinateur, Stella apparaît devant lui. Comme si ces trois petites lettres, à la manière d'une incantation, lui avaient permis de prendre corps dans la réalité ! Mais comment un personnage de fiction pourrait-il vivre au sein du monde réel, qui plus est dans une époque qui n'est pas la sienne ? Pour Taylor, c'est la fin d'un roman. Mais pour Stella et lui, c'est le début... d'une histoire.

    Dans ce roman graphique doux-amer, Cyril Bonin revisite le mythe de Pygmalion et renoue avec une certaine tradition de la littérature existentialiste dans laquelle l'irruption d'un subtil élément fantastique vient toucher au plus profond de l'âme humaine. À la fois destin de femme et parcours initiatique, Stella est un récit intimiste à la portée métaphysique qui interroge sur la création, l'identité et la conscience.

  • Le métro à l'heure de pointe, à la caisse d'un supermarché, une grasse matinée ou un jogging dans un parc, autant de lieux et de situations banales souvent jalonnées de petits incidents dérisoires et anodins...

    Chabouté renoue avec la nouvelle dans ce recueil de onze histoires courtes...
    Sans jugement ni moralisme, il dépeint simplement la banalité de ces petits accrocs du quotidien, ces broutilles ordinaires qu'il envoie avec talent à la face du lecteur, ces terribles futilités qui ne peuvent que laisser un goût amer ...

    104 pages où les silences de ces "tout petits riens" en disent long...

  • Si l'amour est capable de déplacer des montagnes, il peut aussi aider à les gravir.

    Été 1947, Boulogne-Billancourt. Lors d'un bal typique de l'après-guerre, Edmond, jeune ouvrier chez Renault, rencontre Olympe, fille de politicien. Il ne se doute pas qu'elle va bouleverser sa vie. Passionnée d'alpinisme, la jeune femme n'a qu'un rêve : escalader le Mont-Blanc pour égaler la prouesse de son aïeule Henriette d'Angeville. Malgré son manque d'expérience, Edmond promet qu'il l'aidera à le réaliser. Seulement, le train-train quotidien et plusieurs drames vont petit à petit émousser leur détermination... Mais qu'importe, l'amour est plus fort que tout, dit-on. Et s'il est capable de déplacer des montagnes, il peut aussi aider à les gravir.

    Avec Edelweiss, Cédric Mayen signe une belle histoire d'amour malmenée par le vent des cimes. Un roman graphique émouvant, emporté par le trait délicat et sensible de Lucy Mazel, qui confirme l'étendue de son talent après le remarqué Communardes ! - Les Éléphants rouges.

  • Peu de mots pour de petits maux.
    Une rue passante, un meeting politique, une banlieue, un bureau de tabac, les couloirs du métro, des bouts de de vies ponctués ou rythmés de minuscules lâchetés, de grandes toutes petites solitudes et de menu faux-pas. Autant de petits riens duquel Chabouté tisse pourtant des récits d'une grande profondeur. En poète anthropologue, simple témoin ou spectateur, il s'empare de la banalité des accrocs du quotidien pour dépeindre, sans jugement ni morale, des instantanés de vie : parfois amers, toujours justes, profondément humains.
    Près de 10 ans après le premier volume de Fables Amères, Chabouté renoue avec la nouvelle de bande dessinée et nous livre, sur 104 pages, 11 histoires courtes laissant entrevoir son formidable talent à faire parler les silences.

  • Ibicus ; intégrale

    Pascal Rabaté

    Siméon Nevzorov croupit dans une vie d'ennui peuplée de rêves de gloire et de fortune. Sa route croise un jour celle d'une vieille tsigane. Elle lui révèle qu'il est né sous le signe du crâne qui parle, l'Ibicus, et lui prédit : « Quand le monde s'écroulera dans le feu et le sang, tu vivras des aventures extraordinaires, mais tu seras riche ! » Aussi invraisemblable qu'il y paraît, le petit cloporte sans envergure va profiter sans vergogne des affres chaotiques qui ébranlent le monde et accomplir sa prophétie.

    Géniale adaptation du roman d'Alexis Tolstoï, fable corrosive sur la condition humaine teintée d'humour noir, Ibicus est l'oeuvre qui a consacré Rabaté comme l'un des plus grands auteurs de sa génération. Cette nouvelle et belle intégrale cartonnée, bénéficiant d'une illustration de couverture inédite et d'un cahier d'illustrations couleurs de 16 pages, vous permettra de découvrir ce chef-d'oeuvre de la BD expressionniste, ou de vous y replonger avec plaisir.

  • Une romancière de légende se raconte...

    Décembre 1926. Agatha Christie, alors écrivaine à succès, disparaît sans laisser de traces. Toute la presse britannique s'empare du drame et une véritable enquête, digne de ses meilleurs romans, est menée pour la retrouver. Suicide d'une femme délaissée, meurtre commandité par son époux infidèle ou coup de publicité d'une romancière voulant renforcer le succès de ses livres ? Les hypothèses ne manquent pas pour élucider l'affaire et surtout tenter de résoudre l'énigme Agatha Christie...

    Romancière de génie, femme libre et indépendante, le personnage d'Agatha Christie n'a cessé de fasciner, tant par son oeuvre que par ce qu'elle a incarné pour la société anglaise et pour son époque. Réalisé par Chantal van den Heuvel et Nina Jacqmin, ce bel ouvrage, construit comme une enquête de la romancière, nous raconte autant le destin d'une femme d'exception qu' il est une ode à l'écriture et à la capacité de créer. Les autrices se sont davantage attachées à l'Agatha intime plutôt qu'à la fabuleuse production littéraire de la reine du crime. Une Agatha dont le riche imaginaire, qui puise ses racines dans une enfance pleine de fantaisie, lui a permis d'affronter le réel, les pertes qu'inflige la vie, les amours trahies. Car derrière l'image « so british » d'une respectable lady se cachait sans doute une petite fille qui n'a pas voulu grandir. Et s'il était là, le mystère de Dame Agatha Christie et de sa prodigieuse créativité ?

  • « Ma mort est mon chef-d'oeuvre ».

    Pour beaucoup, Yukio Mishima reste un mystère. Écrivain de génie, épris de tradition et de modernité, basculant de la création à la destruction, esthète de toutes les ambivalences et de toutes les controverses, il livre un regard sans précédent dans le paysage culturel japonais et mondial.
    Celle d'un homme qui a incarné à la fois toute la grandeur, les échecs et les contradictions du Japon de l'après-guerre. Un personnage fascinant qui achèvera son oeuvre de façon spectaculaire à travers un ultime acte : la mise en scène de sa propre mort.
    Avec Mishima, Patrick Weber raconte la vie de cet artiste flamboyant, s'inspirant en partie de son célèbre livre Confessions d'un Masque. Faisant appel au dessin tout en finesse de Li-An, il livre un roman graphique passionnant et subtil qui permet d'entrevoir une période cruciale de l'histoire du Japon contemporain.

  • Un récit tendre et sincère sur le parcours d'une adoption.

    Janvier 1996, Marie et Armand reçoivent un courrier qui va bouleverser leur vie ! Yuan Yang, petite fille de 6 mois vient en effet de leur être « attribuée » par les autorités chinoises. Cette nouvelle, après des années d'essais infructueux pour avoir un enfant, est l'aboutissement d'un vrai parcours du combattant : procédures administratives, enquête sociale, de police, de bonne moeurs, profil psychologique... Une fois leur dossier d'adoption accepté et après de longs mois d'attente, le couple est enfin autorisé à partir à la rencontre de ce bébé tant espéré dans son pays d'origine. En même temps que leur fille, ils découvrent alors une culture et un pays multi-millénaire qui commence à peine à s'ouvrir au monde.
    Marie Jaffredo livre un récit autobiographique tendre et sincère sur le parcours d'adoption. Ponctué de ses doutes, de ses angoisses, mais également de rires et d'émotions, son histoire nous offre dans le même temps un portrait de la Chine au milieu des années 1990.

  • Quand la survie des hommes met en jeu leur humanité.

    Russie, 1812. Ils sont une poignée d'hommes et de femmes qui errent dans le grand blanc, dans une étendue de neige immaculée dont la blancheur n'est cassée que par la verticalité de quelques bouleaux timidement dressés. Ce petit groupe livré à lui-même depuis des jours, des semaines, lutte pour sa survie, dans l'enfer froid de l'hiver russe, en marge de la grande retraite napoléonienne de 1812.

    S'il se place dans un contexte historique, La Marche est un roman graphique qui se concentre avant tout sur l'intensité et les rapports entre personnages dans un contexte extrême. Dans un magnifique noir et blanc qui justifie pleinement l'adhésion de La Marche à la prestigieuse collection Intégra des éditions Vents d'Ouest, Régis Penet et Anne-Laure Reboul offre un survival historique aussi cruel que prenant, un huis-clos à ciel ouvert sur fond blanc, à l'issue forcément tragique...

  • Mourir, pour enfin vivre...

    Norman Jones, américain de 40 ans, a une femme, deux enfants et un job qui rapporte. Oui mais voilà, Norman s'ennuie ferme. Arrivé à la moitié de son existence, il a l'impression d'avoir raté quelque chose, de ne pas avoir mené la vie qu'il s'imaginait. Il rêve d'une nouvelle chance, d'un nouveau départ. Le matin du 11 septembre 2001, il ne se rend pas au bureau, préférant paresser au lit avec sa maîtresse, et échappe ainsi à une mort certaine dans l'attentat du World Trade Center.
    Pour tous, il est mort. Alors pourquoi ne pas en profiter pour disparaître pour de bon, tout lâcher, partir à l'aventure et commencer cette nouvelle vie dont il rêve ?
    Après Mojo, Rodolphe et Georges Van Linthout nous emmènent une nouvelle fois sur les routes américaines dans un road movie existentiel (doublé d'un thriller !) alors que les plaies du 11 septembre viennent juste de s'ouvrir.

  • Mojo

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    Ascension et chute d'une étoile du blues.

    Le Mojo, c'est la bonne étoile, le destin, la conscience... pour une vie, et le gars qui a un mauvais Mojo est mal barré dans l'existence. Le Mojo de Slim Whitemoon lui accorde un destin singulier. Né au début du XXe siècle dans une plantation du Mississippi, il saute un jour dans un train avec sa guitare pour seule compagne. C'est le début d'une vie folle et d'un destin chaotique, fait de larcins, de séjours en prison, de filles, de saouleries apocalyptiques, de vagabondage, de succès et même de gloire !... avant un retour vers la solitude de l'anonymat. En chemin, il croisera Blind Lemon Jefferson, Sonny Boy Williamson, Robert Johnson...
    Dans des ambiances musicales, enfumées et gouailleuses, Rodolphe et Georges Van Linthout nous content l'histoire d'un bluesman imaginaire, et nous emmènent sur ses pas de vagabond génial dans les remous d'une vie passionnée.

  • L'invitation

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    Un téléphone sonne en pleine nuit dans un appartement parisien. Raphaël se lève et décroche. À l'autre bout du fil, c'est son vieux pote Léo. Il est en panne avec sa voiture à plus d'une heure de route et demande à son ami s'il peut venir le dépanner. En réalité, Léo a appelé plusieurs de ses proches, curieux de savoir lesquels prendraient la peine de se déplacer pour lui. Un test à l'amitié, ni plus, ni moins. Raphaël est furieux d'avoir été ainsi testé ; ça ne se teste pas, l'amitié ! Mais un soir, Raphaël est chez lui, seul, il s'ennuie... Et si lui aussi il appelait ses amis, prétextant une panne de voiture ? Sur qui peut-il vraiment compter ? L'idée est tellement tentante... Rapidement, Raphaël lance les invitations déguisées...

  • Morocco jazz

    Julie Ricossé

    La fin de l'insouciance.

    Paris, 1996. Louise, une vieille dame, voit son passé ressurgir lorsqu'elle reçoit un colis en provenance du Maroc. Elle se rappelle : Casablanca, 1954... À l'époque, elle était chanteuse de jazz, et faisait tourner la tête des hommes. À l'époque, c'était tous les soirs les 400 coups avec ses copines Camille et Sibyl. Bien sûr, tout n'était pas rose au Maroc. Les tensions entre le pouvoir français et les indépendantistes étant au plus haut, le pays était la proie d'attentats chaque jour. Mais qu'importe... elles étaient jeunes. Elles étaient belles. Leur amitié leur semblait plus forte que tout.

    Julie Ricossé nous replonge dans le contexte turbulent du Maroc à l'orée de son indépendance à travers une émouvante histoire d'amitié. Un roman graphique tendre et sensible.

  • Un témoignage poignant sur le combat face à la maladie.

    La vie de Catherine, illustratrice, bascule le jour où on lui diagnostique une leucémie aiguë : une forme de cancer très grave qui s'attaque au système immunitaire. Elle qui n'avait jamais été vraiment été hospitalisée se retrouve alors propulsée dans le monde des grands malades et découvre la vie en hôpital. C'est un véritable parcours du combattant qui s'annonce... Les analyses, l'attente des résultats, les séances de soin, le corps qui se transforme, la perte des cheveux, ses relations avec le corps médical, le soutien de son compagnon et de ses proches, le retour à la vie normale, le regard des autres... En textes et en dessins, elle décide de raconter l'impact que la maladie a eu sur sa vie avec une grande sincérité, et surtout beaucoup de recul et d'humour. Avec elle, on vit l'attente, les doutes, la peur, les pleurs... mais on écoute aussi et surtout les rires, l'amour et la volonté de vivre.

    Rarement on avait raconté la maladie avec une telle lucidité. Globules & conséquences est un livre d'une grande force, riche en émotions, mais qui ne verse jamais dans le pathos. Un livre qui montre qu'on peut être léger et profond à la fois.

    Catherine Pioli ne survivra malheureusement pas à la maladie. Malgré tout, le testament qu'elle nous livre est plein d'humanité et d'espoir.

  • Le récit tout en émotions d'une fillette maorie et de ses parents, exhibés dans des zoos européens au début du XXe siècle.
    Le promoteur Hartmann a réussi son pari : convaincre des danseurs traditionnels maoris de le suivre en Europe pour une grande série de représentations devant la bonne société anglaise. Pour la plupart au chômage et désargentés, les maoris n'ont pas hésité à tenter l'aventure, laissant derrière eux leurs enfants aux soins de leurs amis et de leur proche. Mais la petite Nyree, elle, n'a pas accepté d'être ainsi abandonnée par ses parents. Elle s'est arrangée pour embarquer clandestinement sur le bateau qui emmène ces derniers en Europe... Ravie d'être intégrée à la troupe, elle va vivre en son sein l'intensité de la vie d'artiste en tournée. eulement, malgré l'enthousiasme du public, l'opération est un gouffre financier et Hartmann n'a d'autre choix pour renflouer les caisses que de déplacer toute la troupe en France, pour une exhibition de plusieurs mois dans un enclos du jardin zoologique de Paris. Réduits à l'état d'attraction exotique entre les girafes et les crocodiles, Nyree et ses parents vont découvrir qu'être étranger dans les yeux de ces européens, c'est d'abord être... étrange.

  • Le dénouement de ce diptyque émouvant et poétique sur les traces du souvenir, par le scénariste de la Grippe Coloniale...François et Maxime sont revenus sur leur île natale dans la grande maison familiale "Maison rouge". Les jours ensoleillés s'écoulent lentement, et peu à peu les deux amis découvrent la terre de leurs ancêtres. A Piton Trévor, les cousins Techer convoitent toujours, entre deux verres de vieux rhum, le trésor caché non loin de l'ancienne demeure. Quant à François, il retrouve régulièrement le mystérieux fantôme pirate qui se décide enfin à lui révéler sa vie de flibusterie, pendant que Bénédicte s'ennuie de lui à Paris ! Maxime, de son côté, achève les dernières mises au point de la construction d'un aéroplane dont il décide que François en assurera le tout premier vol...Un récit exotique qui se déroule sous les flamboyants de l'Océan Indien, au goût de canne à sucre et à l'arrière-goût d'esclavage. Une ambiance chaleureuse et onirique où se mêlent la légende d'une île au trésor, la poésie des lieux et la nostalgie du passé.

  • Une grande fresque japonaise en mini Integra. Le souffle de la grande aventure en petit format !

    Le Japon, quelque part entre les XVIIe et XVIIIe siècles. Toho Daisuke est un samouraï à l'habilité prodigieuse, mais dont l'honneur est entaché par la réputation de son père mort au combat de manière honteuse. Avide de vérité, d'expérience et de paix intérieure, Toho partira donc sur les routes, vivant une vie de vagabondage guerrier et philosophique. Un cheminement sans fin qui le mènera de connaissances en interrogations, au gré d'une quête spirituelle dont l'action, les larmes et le sang ne seront jamais absents. Relecture profondément originale de grands contes occidentaux - tels Barbe bleue ou Le vaillant petit tailleur - transposés dans le Japon des samouraïs, les Contes du Septième Souffle est un voyage à nul autre pareil. Une expérience de lecture fascinante maintenant proposée dans la collection « Mini Integra » sous la forme d'une intégrale noire et blanc qui permettra à de nouveaux lecteurs de découvrir une série majeure du catalogue « Vents d'ouest ».

  • Le récit touchant d'une fillette Maorie devenue 'Monstre de Foire' dans l'Europe du début de XXe siécle...
    Nouvelle-Zélande. Début du XXe siècle. Nyree est une institutrice ayant fort à faire avec une tripotée de gamins turbulents, mais que la jeune femme maorie comprend d'autant mieux qu'elle-même ne fut pas un modèle de sagesse durant sa propre enfance... Lorsqu'un de ses élèves en traite un autre de monstre, elle ne laisse toutefois pas passer l'incident, qui lui rappelle de bien mauvais souvenirs, et interrompt la classe afin de raconter aux enfants sa jeunesse. A l'époque le travail était rare en Nouvelle-Zélande. Mais les Maoris formaient une communauté soudée, où l'on oubliait ses problèmes en s'adonnant aux danses et chants en costume typique. Une coutume qui va terriblement intéresser Mr Hartmann, représentant d'une riche société européenne, qui propose au groupe local de partir en tournée de par le monde... Nyree et ses parents acceptent aussitôt. Car ils ne savent pas encore qu'Hartmann va les présenter dans des expositions universelles, à la manière d'animaux rares, et que les Européens « civilisés » ne verront en eux que d'étonnants monstres exotiques... Basé sur des faits historiques, Kia Ora est un double voyage aux antipodes de la gamme des émotions. Entre indignation face à la bêtise colonialiste et émotion pure face aux errements d'une petite Maorie, cette grande leçon d'histoire et d'humanité ne laissera personne indifférent.

  • Le commun des mortels

    Kokor


    Perdu au milieu de nulle part, un petit bar-hôtel attend le moment de son ouverture dans un mois, quand Gus Mc Kolette, le barman, et Ladislas Quint, factotum de profession, auront fini les travaux de restauration. Enfin seulement, ils pourront rencontrer le propriétaire qui les a embauchés. C'est dans cette atmosphère en huis clos que va commencer un face à face étonnant. Les deux compagnons d'infortune ne se connaissent pas, et pourtant, ils ne semblent pas être ensemble par hasard. Les incidents domestiques qui émaillent la vie de Gus Mc Kolette sont-ils provoqués ou non. Et par qui, Ladislas ? Le propriétaire ? La mystérieuse factrice qui tous les jours apporte des lettres pour Alice Mc Kolette ? Et d'où provient la phobie des échelles de Ladislas ? Pour son premier album en couleurs directes, une fois encore Kokor nous entraîne avec lui dans son univers si personnel. Avec « Le Commun des Mortels », sa filiation avec Boris Vian et Jacques Prévert devient de plus en plus évidente. Même sens de l'humour et du décalage, des retournements de situations et des dialogues incisifs.

  • L'été 63 t.1

    Bourgne/Voro

    Un récit tout en nuances et délicatesse sur la difficulté de communication entre un père et son fils. Une histoire familiale poignante dans le décor grandiose des paysages du Livradois-Forez.

    Parti d'un Viêt-Nam en proie à la violence, le récit entamé dans L'été 63nous emmène dans le Paris des «yéyés» avant d'aboutir à Saint-Roch, un village au coeur de l'Auvergne. C'est là que Linh, jeune Eurasienne déracinée, découvre les membres de sa famille française, avec qui elle va devoir apprendre à vivre : son père Paul, un médecin militaire incapable d'exprimer ses sentiments, sa grand-mère Louise, fermière auvergnate solide et douce, et son demifrère, qui accepte difficilement l'irruption dans sa vie d'une soeur dont il ignorait jusqu'alors l'existence. L'histoire touchante d'un fils qui découvre la vérité sur le passé de son père.

  • Entre les Deschiens, Céline et la comédie italienne, l'univers de "Pascal Rabaté" est celui de la méchanceté bête, de la haine primaire et de la mauvaise misère. Ses personnages des faubourgs sont jaloux, cupides et, parfois, criminels. Un ton acide et une plume au vitriol pour un auteur hors du commun.

  • Le récit commence vers 1870 dans le désert de Wadi Rum, au coeur de l'empire Ottoman. Une caravane d'une dizaine d'âmes trace son chemin sous un soleil écrasant. Parmi eux, un esclave, terré dans sa cage, le jadis illustre baron Karl Hiéronimus Von Munchhausen qui a rendez-vous avec son destin. Un sultan réputé cruel l'a acheté pour lui proposer un marché si le baron parvient à lui faire croire à ses aventures farfelues, il aura la vie sauve et retrouvera sa liberté, sinon, il mourra décapité !
    Dès lors, le Baron n'aura de cesse de séduire son ravisseur par ses récits, de lui raconter son odyssée orientale et de se transformer en une intarissable et germanique Shéhérazade ! L'audacieux et talentueux Olivier Supiot réutilise le bouillonnant baron pour nous plonger dans une nouvelle série d'aventures inédites aussi drolatiques que rocambolesques. Une histoire dans l'esprit des Mille et Une Nuits qui ne manquera pas de vous faire rêver !

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