Steinkis

  • En nous mettant face à ces situations presque impensables nous prend par la main pour nous amener à les envisager. Un anthropologue Jivaro « fait son terrain » dans la commune de Bois-le-Roi, des pinsons et mésanges définissent les nouvelles lois, Trump Merkel et Macron formant la minorité occidental à préserver. En quatre chapitres dessinés, Pignocchi nous place tantôt dans un arbre, tantôt à l'Élysée. Nous sommes oiseau qui pense militant, nous sommes présidents qui pensent indien.
    Lire pour redescendre dans le croyable et cette fois, envisager vraiment le renversement.

  • Et si le Premier ministre se prenait de passion pour les rainettes ?
    Et si écraser un hérisson par mégarde risquait de déclencher la fureur de son esprit protecteur ?
    Et si le monde et ses dirigeants adoptaient l'animisme des Indiens d'Amazonie ?
    La culture occidentale traditionnelle, quant à elle, ne subsisterait plus que dans quelques régions françaises, où un anthropologue jivaro viendrait l'étudier et militer pour sa sauvegarde.

    De ce parti pris, Alessandro Pignocchi fait émerger un monde où les valeurs s'inversent, les lignes se déplacent et où les rainettes reçoivent enfin la considération qu'elles méritent.

  • Mannequin, muse, photographe, reporter, cuisinère, Lee Miller vécut mille vies en une !

  • Les derniers mois de la vie de Verlaine...
    Alcoolique phénoménal, amant frénétique, bigame maltraité, le poète génial oscille depuis toujours entre l'ignoble et le sublime. À 51 ans, son existence cataclysmique laisse de nombreuses traces : un nombre invraisemblable de maladies (syphilis, diabète, souffle au coeur, cirrhose du foie, pneumonie...), des admirateurs qui ne sont plus qu'une poignée et des contemporains qui l'accablent de leur mépris... C'est alors, qu'en quelques semaines, la jeunesse du Quartier latin en fait son idole. Ils admirent sa poésie, la force de ses anathèmes, le désordre de sa vie, se battent pour l'écouter dans les cabarets et se ruent à son chevet.
    Ainsi, encore une fois, le destin du poète le conduira de l'infamie au grandiose.

  • Anent

    Alessandro Pignocchi

    Au cour de la jungle amazonienne, les Jivaros Achuar conversent quotidiennement avec les plantes, les animaux et les esprits grâce aux anent, de petits poèmes fredonnés à voix basse ou récités mentalement.
    Du moins en était-il ainsi il y a quarante ans, lorsque l'anthropologue Philippe Descola partagea leur vie pendant trois années.
    Fasciné par son récit, Alessandro Pignocchi repart aujourd'hui sur ses traces. Chercheur en sciences cognitives et philosophie de l'art à l'Institut Jean Nicod (CNRS/ENS/EHESS), ALESSANDRO PIGNOCCHI s'est lancé dans l'illustration et la bande dessinée avec son blog Puntish, dans lequel il imagine que les dirigeants de la planète ont adopté l'animisme des Jivaros.
    Il a publié chez Odile Jacob L'Ouvre d'art et ses intentions en 2012 et Pourquoi aime-t-on un film ? Quand les sciences cognitives discutent des goûts et des couleurs en 2015.

  • Japon, 11 mars 2011. Un tremblement de terre déclenche un tsunami, qui cause, par des réactions en chaîne, la fusion du coeur de trois réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima. Une catastrophe de l'ampleur de celle de Tchernobyl.
    Comme tous les habitants de la région, Naoto Matsumura est évacué. Mais ce fermier ne peut se résoudre à abandonner la ferme où sa famille vit depuis cinq générations... et ses bêtes. Prêt à tout pour sauver une vie, fut-elle animale, il retourne chez lui, en pleine zone interdite.
    Depuis, l' « homme le plus irradié du Japon » fait régulièrement entendre sa colère contre le nucléaire et manifeste sa résistance en retournant toujours sur sa terre, auprès des animaux qu'il a sauvés.
    Naoto est une promenade contemplative et onirique sur ces terres dévastées et abandonnées par l'homme. Parcouru de référence aux légendes japonaises qui sont autant d'odes à la nature, le récit rend hommage au combat d'un homme et à la beauté de la vie, qui reprend toujours ses droits.

  • Paris, mars 1871.
    Raoul Avoir, un artiste graveur, s'est engagé dans la garde nationale pour défendre Paris contre les Prussiens pendant l'automne 1870. Lors de la Commune, il est nommé à la tête du commissariat du XIVe arrondissement et se trouve confronté à une série de meurtres atroces. Il commence à mener l'enquête parallèlement à ses devoirs envers la Commune. Son sens de l'observation et du dessin l'aident à trouver des pistes. Et la découverte du coupable devient peu à peu pour lui une obsession.

  • Entre 1960 et 1996, la France a fait exploser, en Algérie et en Polynésie, 210 bombes atomiques.

    Des essais nucléaires auxquels ont participé, de près ou de loin, environ 150 000 hommes. Beaucoup étaient fiers de contribuer à la « grandeur de la France... jusqu'à ce que les premières maladies apparaissent. Et les premiers mensonges d'État.

    À l'aide de récits d'appelés, d'engagés, de personnels civils, d'habitants de Polynésie mais aussi de documents estampillés « secret défense », Au nom de la bombe dessine la face cachée de la grandeur atomique française. Édifiant !

  • Citoyen désenchanté, mari subjugué, propriétaire dépité, artiste dubitatif et père fusionnel et angoissé, Hanuka porte un regard d'une rare subtilité sur le monde et l'exprime avec uneremarquable inventivité graphique.

    Sélectionné à Angoulême en 2015, primé à Lucca la même année, le Eisner Awards du meilleur album étranger décerné en 2016, consacre le talent d'Asaf Hanuka.

  • Ellie est une petite fille singulière. Elle porte du noir, est obsédée par le personnage de Willow dans Buffy contre les vampires et ne semble pas beaucoup s'intéresser aux garçons. Oui, parce qu'Ellie est lesbienne. Mais cela va lui prendre de nombreuses années et des coming out à répétition avant d'accepter pleinement qui elle est.
    Dans Toutes les fois où je me suis dit... je suis gay ! Eleanor Crewes nous relate avec humour et tendresse sa difficulté à identifier sa sexualité, sa recherche d'identité mais aussi le difficile passage de l'adolescence à l'âge adulte.

    « Nous nous formons à l'intérieur de vocabulaires que nous n'avons pas choisis et, parfois, il nous faut rejeter ces vocabulaires, ou bien en développer activement de nouveaux. » Judith Butler, 2015 ;

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    Pénis de table

    Cookie Kalkair

    « Le sexe est un mystère. On en parle peu. En tout cas pas en détail. Et surtout pas nous, les hommes » Partant de ce constat, Cookie Kalkair organise des tables rondes avec 6 compères. Pénis de table, c'est donc une discussion libre, sans jugement ni tabous entre 7 hommes aux sexualités diverses. Masturbation, orgasme, performance, sentiments, fantasmes, ces hommes vont se dire ce qu'ils n'avaient dit à personne, apprendre des autres et en apprendre sur eux-mêmes. Souvent drôle, parfois cru, toujours documenté et jamais salace, Pénis de table secoue les dogmes et explore une nouvelle image de l'homme. À l'heure où la sexualité féminine est beaucoup questionnée, Cookie Kalkair libère la parole masculine... qui en avait bien besoin !

  • Le réaliste t.4

    Asaf Hanuka

    Citoyen désenchanté, mari subjugué, propriétaire dépité, artiste dubitatif et père fusionnel et angoissé, Hanuka porte un regard d'une rare subtilité sur le monde et l'exprime avec une remarquable inventivité graphique.
    Sélectionné à Angoulême en 2015, primé à Lucca la même année, le Eisner Awards du meilleur album étranger décerné en 2016, consacre le talent d'Asaf Hanuka.

  • Il s'appelle Seidou. Pour sauver sa peau, il a quitté son pays, la Guinée.

    À 33 ans, Seidou n'avait jamais quitté son pays et n'envisageait pas de le faire. Après des études supérieures et avec un bon boulot d'agent commercial en poche, il vivait heureux, à l'aise financièrement.

    Mais après les élections présidentielles et les persécutions dont furent victimes les Peuls, il devient l'un des meneurs d'un mouvement de protestation violemment réprimé par le pouvoir. Il apprend qu'il est devenu un homme à abattre et décide donc de s'enfuir. Il pense partir pour à Bamako, attendre que les choses se tassent puis rentrer. Mais les choses ne se passent pas comme prévu...

    Niger, Libye, Sicile... le parcours est tristement classique.
    Sur le sol européen, c'est une autre épopée qui débute, souvent passée sous silence, celle de la demande d'asile.

  • Les saveurs du béton

    Kei Lam

    Kei a 6 ans lorsque sa famille arrive de Hong Kong pour s'installer à Paris, où son père rêve de devenir artiste peintre.
    De chambres de bonnes en appartements partagés avec d'autres immigrés chinois, Kei et ses parents finissent par passer de l'autre côté du périph' pour devenir... propriétaires !
    Ce nouveau déménagement coïncide avec un autre grand changement, l'adolescence. Entre collège et centre commercial, Kei vit pleinement les années 1990 et s'enrichit de ce métissage culturel.
    Mais la vie dans ce grand ensemble ne manque pas d'interroger l'enfant qu'elle fut autant que l'adulte qu'elle est aujourd'hui...

  • San Francisco, fin des années 1970.
    Mary Ann Singleton débarque dans la baie après avoir coupé le cordon ombilical et quitté son Ohio natal. Elle trouve refuge dans une pension familiale au 28 Barbary Lane. La propriétaire, Madame Madrigal est, disons, pittoresque mais materne ses locataires avec une inépuisable gentillesse. Et ils en ont tous bien besoin, car « s'il ne pleut jamais en Californie, les larmes en revanche peuvent y couler à flots ». Mary Ann va devoir s'adapter à cette nouvelle vie, Mona vient de perdre son emploi, Michael cherche l'homme de sa vie...

  • Au coeur de la jungle amazonienne, les Jivaros Achuar conversent quotidiennement avec les plantes, les animaux et les esprits grâce aux anent, de petits poèmes fredonnés à voix basse ou récités mentalement.

    Du moins en était-il ainsi il y a quarante ans, lorsque l'anthropologue Philippe Descola partagea leur vie pendant trois années.

    Fasciné par son récit, Alessandro Pignocchi repart aujourd'hui sur ses traces.

  • Grégory et Nadège sont comblés par la naissance de leurs jumeaux, Charles et Tristan. Pourtant leur univers s'effondre lorsque le diagnostic tombe : Tristan est sourd profond. Comment alors, en tant que parents entendants, aider leur fils à s'épanouir dans notre société d'hyper-communication ? Comment respecter son identité propre dans ce monde qui laisse, au final, peu de place à l'altérité ? Bref, comment prendre les bonnes décisions pour Tristan ? En racontant le combat quotidien de cette famille, ce récit autobiographique dénonce un système mal adapté à la vie réelle, animé par des acteurs qui ne sont pas toujours volontaires et à l'écoute. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

  • Chloé, fan de foot, de sneakers et de rap, ne connaît pas grand-chose à la musique classique. Elle va pourtant s'attaquer dans ce récit à l'un des plus grands compositeurs de l'histoire : Ludwig van Beethoven !

    A travers ce projet, Chloé nous raconte les coulisses d'une création, de ses prémices à la représentation finale au Dortmund Konzerthaus en juin 2020. En immersion avec l'orchestre, elle assiste aux répétitions et fait la rencontre des musiciens, techniciens, agents et autres musicologues qui gravitent autour de ce projet et nous plonge ainsi dans l'envers du décor.
    Au fil du récit, elle désamorce les préjugés ordinaires qui entourent ce milieu mal connu du grand public et nous livre un regard naïf et sincère sur le classique et sur Beethoven ; une figure qui ne lui est pourtant pas tout à fait inconnue, comme le montrent les stars de la pop culture, telles qu'Alicia Keys et Vitaa, qu'elle convoque çà et là dans la BD, qui s'inspirèrent du maître.

  • L'histoire rocambolesque et pourtant bien réelle d'un des plus grands scandales de la fin de l'Empire ottoman : l'évasion en 1906 de deux jeunes Ottomanes de bonne famille, lassées de leur vie cloîtrée, dans le cadre d'une supercherie littéraire dont Pierre Loti fit les frais. Une aventure haute en couleur à laquelle Alain Quella-Villéger a réussi à donner vie en puisant aux sources privées les plus inédites, et qui révèle la face cachée du best-seller de Pierre Loti, Les Désenchantées.

  • Marie est une intrépide septuagénaire en pleine forme. Elle a envie de tout... sauf d'aller se reposer ! Malheureusement, accident oblige, cette fois-ci, elle n'a pas le choix. Pour ne pas rester seule dans son appartement, Marie accepte de s'installer dans une Maison d'Accueil et de Résidence pour l'Autonomie (MARPA). Mais l'idée de vivre dans une « maison de vieux » ne l'enchante guère.
    Marie va découvrir la vie dans la MARPA avec ses hauts et ses bas. Malgré les conditions assez idéales, il faut beaucoup d'élan pour mettre du peps et de la joie dans la vie de tous. Mais Marie ne manque pas d'entrain et d'idées pour faire bouger tout ce petit monde !

  • Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur « Mr Bojangles » de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Ici seule la fantaisie a le droit de cité ; travail, école, contingences sont oubliés. Celle qui donne le ton, c'est la mère, un véritable feu follet, imprévisible et extravagante. C'est elle qui a adopté Mademoiselle Superfétatoire, une grue de Guinée qu'elle promène en laisse, qui arrose les meubles, qui change de prénom chaque jour. Elle entraîne sa famille dans un tourbillon de poésie et de chimères.
    Un jour pourtant, elle va trop loin, et le monde rationnel s'invite chez eux. Père et enfant vont tout faire pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue coûte que coûte, pour la protéger. L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.

  • Une saison à l'ONU

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    Tout le monde a entendu parler de l'ONU, mais combien savent exactement ce qu'elle fait et comment elle fonctionne ? Et 70 ans après sa fondation, difficile de dire que les Nations Unies ont rempli leur ambition de départ : maintenir la paix et la sécurité dans le monde ! Pendant quatre ans, Karim Lebhour a observé comme correspondant de presse l'impuissance du Conseil de sécurité, le recul de la domination occidentale, et l'avènement d'une nouvelle guerre froide avec la Russie et les nombreux travers et défaillances de l'ONU. Ses chroniques parfois décalées, souvent drôles, toujours édifiantes, nous font entrer dans le quotidien de cette administration gigantesque qui rassemble des dizaines d'agences et emploie quelque 44 000 personnes !

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