Les Enfants Rouges

  • Une rue passante, une rue pleine de vie. Une rue vue à hauteur d'un homme à terre. Un SDF. Depuis son monde intérieur, un monde obscur traversé de quelques lumières et de rares espérances, il contemple l'indifférence, lui, l'invisible

  • La vie c'est des étapes... La plus douce c'est l'amour... La plus dure c'est la séparation... La plus pénible c'est les adieux... La plus belle c'est les retrouvailles.

  • - Je dis seulement la vérité ! Rappelle-toi la jeune Hala l'année dernière. Elle s'est mariée sans l'autorisation de tous ses frères, l'un d'eux a fini par lui éclater la tête à coups de pilon !
    - Wahida ! Si tu veux rester à ma table, tu vas changer de conversation immédiatement !
    - Moi, ce que j'en dis, c'est pour qu'elle soit prévenue la petite. C'est tout.

  • Dire que je vais revoir Marco... mon premier amour, c'était il y a 20 ans. Il doit arriver à la gare de lyon à 18h30. J'ai dit à Patrick que je dînais avec une vieille copine... Je me demande à quoi Marco ressemble aujourd'hui... on s'était rencontrés sur la plage de Termoli en Italie. J'avais 19 ans, lui 22...

  • Printemps 1942. Hélène a 12 ans quand elle est internée avec sa mère au camp de Brens près de Gaillac dans le Tarn. Été 2018. Mary Aulne découvre par hasard l'existence de ce lieu de honte que toute la région semble vouloir cacher. Un camp uniquement pour les femmes. En pleine zone libre. « Les Roses Blanches » c'est l'histoire de la rencontre d'Hélène et de Mary. Mais c'est aussi celle de toutes ces femmes qui ont été internées à Brens entre 1942 et 1945 et qui ne doivent jamais être oubliées.

  • Salvatore et Alice se rencontrent au Palais Longchamp à Marseille, alors qu'ils ont dix ans l'un et l'autre. Pour Salvatore, c'est le coup de foudre. Salvatore vient des quartiers populaires, Alice est issue de la bourgeoisie locale. Pourtant, Salvatore se fait une promesse : plus grand, il épousera Alice. Mais la vie les sépare et une lourde menace pèse sur eux, conformément à la funeste prédiction de la carte de l'arcane 16 qu'Alice a autrefois offerte à Salvatore... Ils grandissent. Il deale, elle consomme. Il l'aime, pourtant il va la détruire.
    Dans le tarot marseillais, la Maison-Dieu marque la fin, la destruction, l'irréparable, le point de non retour. Il peut aussi s'agir d'une destruction lente et méthodique de l'âme et du corps. Quoi qu'il fasse, le consultant est impuissant.

  • "Virginia Hill, journal d'une affranchie" est un biopic basé sur des fait réels, dans le plus grand respect des dates, des lieux et des personnes. Il se tient éloigné des romances qui présentent Virginia Hill uniquement comme la maîtresse de Siegel, alors que celui-ci ignorait la nature de ses relations avec la mafia de Chicago. L'audition de Virginia à la commission Kefauver en 1951 sert de fil conducteur. Ses déclarations sont émaillées de flash-back déroulant le fil de sa vie, en contradiction avec ses mensonges ou elle soutient mordicus, conformément au code des affranchis, qu'elle ne sait rien sur rien. Virginia est le témoin et l'actrice privilégié d'évènements marquants, et c'est par son point de vue que nous regarderons la mafia de l'intérieur dans une Amérique en pleine mutation.

  • Une petite fille grandit dans le Quartier latin, portée par l'élan de mai 68. Elle adore les chansons populaires et les programmes télé des années 70. Elle va à l'école, s'amuse, s'étonne, rêve, fait tout pareil que la plupart des jeunes Français de sa génération. Le seul hic, ou pas, c'est qu'elle est d'origine chinoise.
    68-78 Made In France va dans le sens du magazine culturel Koi fondé par la jeune eurasienne Julie Hamaïde ou le spectacle de Caroline Guiela Nguyen, Saïgon, qui a obtenu un beau succès au Festival d'Avignon en 2017 :
    Des créations qui cherchent à dépasser les clivages sans nier la variété des origines et qui témoignent de ce désir de trait d'union entre tous les Français, d'origine asiatique ou non.

  • 1975 : la guerre civile vient d'éclater au Liban.
    Ismahane a 5 ans. Seule fille d'une fratrie de 4, elle passe le plus clair de son temps à jouer avec ses frères et son cousin Malek, 9 ans. Elle est élevée par sa tante Amira. Son père, Abou Ali, n'est pas très présent et fait figure de chef de clan. La famille est musulmane, mais pas vraiment pratiquante. Le tome 1 suit le parcours d'Ismahane, depuis son adolescence jusqu'à son arrivée à Paris, où son idylle avec son cousin Malek se concrétisera, en violation totale avec les traditions du clan familial.
    A Paris, la relation passionnelle entre les deux amants est ternie par un sentiment de culpabilité. Leur histoire démarre à peine, que le retour se profile déjà. Au pays, le père d'Ismahane meurt. Elle doit rentrer au Liban pour les funérailles, avec Malek.

  • Dans ce livre, on pourra voir que je ne fais pas trop de cases, que j'aime bien dessiner le carrelage, que le personnage principal (qui s'apparente quelque peu à un genre de moi-même) n'a pas toujours la même tête. Qu'il y a aussi des monstres, parce que c'est marrant à dessiner, que les portes et les fenêtres des immeubles sont beaucoup trop petites par rapport aux personnages, (mais j'ai pas le choix, sinon ça ne rentre pas dans la page). Et que j'aime bien les concerts DIY, mais que J'ai une carte d'abonnement pour les cinémas multiplex.

  • Ce roman graphique noir est écrit à la deuxième personne du singulier, au présent. La narratrice, Emma Nochère, s'adresse à un homme qu'elle a aimé, et remonte le fil de leur histoire. Depuis leur rupture, il a essayé d'aller mieux, a rencontré une autre femme, est devenu père. La vie semble avoir repris ses droits. Désormais absente de sa vie, Emma l'interpelle pourtant comme si elle pouvait le voir agir, penser, rêver. Entre eux, le lecteur comprend peu à peu qu'il y a davantage qu'une séparation douloureuse. Au fil des planches, se révèle, en creux, une histoire bien plus sombre. Bien plus folle. Les dernières planches ménagent une vraie surprise au lecteur, tandis que résonne, à rebours, une histoire étrangement obsédante.

  • Ce roman graphique, dont l'intrigue a lieu dans les quartiers nord de Marseille, raconte l'histoire de deux fratries, Omar et Wonder, Djamila, Lago, Malic et Souali. Plus Daniel, pièce rapportée, dont le destin est de s'enrichir en vendant de la drogue, et dont l'ambition est d'être un artiste, un écrivain. A l'origine de ce roman graphique, il y a Aouine, un film interprété par les habitants d'une cité de Marseille, lors d'ateliers d'improvisations. Au cours de ce tournage, nous avions recueilli tellement d'histoires, nous nous étions nourris de tellement d'émotions, que nous avions le sentiment que seul, ce film ne suffirait pas à en rendre compte.
    C'est ainsi qu'est née l'idée de cette BD. Notre duo devint trio, avec la rencontre de l'illustrateur, Cépé.

  • De retour de la guerre d'Afghanistan, Damien est sous l'emprise d'un terrible souvenir. Les fantômes de sa mémoire hantent son quotidien et l'isolent de sa femme et de son fils. Sa rencontre avec François, le prêtre du village, va lui permettre de se libérer du passé et de renouer avec les siens. Au coeur des Ruines de Tagab, il y a la métamorphose identitaire d'un homme victime de l'horreur. Comment vivre avec soi-même quand le miroir nous renvoie un reflet abject ? Damien ne sait plus qui il est et s'il peut continuer à être. Ce malaise qu'il porte, à la manière d'un virus, menace de se transmettre sous la forme du tabou, à toutes les générations qui le suivent. C'est par l'art et la parole que François conjure le mauvais sort.

  • Nous vous proposons l'histoire d'un Africain de Paris. Depuis la fin de ses études d'économie, il y a environ dix ans, il survit grâce à un travail qu'il méprise, celui de brancardier. Il habite une chambre de bonne, il n'a pas de copine attitrée. Il a peu d'espoir d'évolution malgré ses diplômes, et ne peut se résoudre à rentrer au pays en position d'échec. Malamine s'abîme dans cette frustration, qui l'amène à prêter l'oreille à un courant extrémiste noir présent en région parisienne. Dans son entourage, exclusivement africain (car il pratique sans le reconnaître la ségrégation), personne pour l'aider à remonter la pente : il fréquente en effet soit des travailleurs immigrés qu'au fond il méprise car il les juge illettrés, soit d'anciens étudiants africains qui se sont intégrés économiquement et affichent leur réussite matérielle en France. Malamine n'est pas loin de taxer ceux là de vendus, tout en enviant justement leur train de vie. Il se trouve à un moment où il n'a plus la force et la patience de végéter plus longtemps, tout en étant dans l'incapacité de trouver une « issue honorable ».

  • Invité dans les murs du musée Matisse de Nice, Christophe Girard a dessiné l'album "MATISSE MANGA" comme le carnet d'un voyage immobile. Les 51 planches ont été produites en direct au stylo bille, en référence au dessinateur japonais Hokusaï et son album "Hokusaï Manga" (1814) traduit par : dessin en liberté ou dessin au fil du pinceau. Légères par l'approche, les planches possèdent toutes une même architecture : une oeuvre de Henri Matisse est évoquée au centre de la page, des croquis sur le vif des visiteurs et du personnels sont disposés autour. Sur la bande du bas, une aquarelle reproduit des photos représentant Henri Matisse ou ses contemporains, en bulle des citations de ces mêmes intervenants relatent la pensée et la vie de l'immense artiste. Pour la première fois dans la bande dessinée, un musée et sa collection deviennent les héros principaux et ne sont plus cantonnés dans un rôle de décor ou de faire-valoir.

  • Après Fausse Route, un album sombre et dense dans la veine du pur polar américain, Vincent Gravé et Joseph Incardona, sortent un second album. Quittant les extérieurs nuits seventies d'un road-movie où il était question d'une femme fatale et d'un évadé de prison, ils abordent cette fois-ci dans Petites Coupures l'univers en huis clos et oppressant de la boxe dans les années 1940. Le temps d'un combat opposant Paul Norman à Max Chavez. L'histoire se déroule en 9 rounds sur et autour du ring. Inserts et flash-back permettent de dérouler deux existences que tout oppose en apparence et qui se retrouvent confrontées lors d'un match de gala. D'un côté Paul Norman, le champion déchu et, de l'autre, Max Chavez, l'étoile montante. Ce qui doit être alors une simple confrontation sans enjeux spécifiques, sinon pour Norman d'empocher une bourse rondelette et pour Chavez de peaufiner les derniers « réglages » avant son combat pour le titre, prend soudain une tournure inattendue et tragique.

  • Ce sont des événements réels survenus à Londres en 1991, que les auteurs ont décidé de transposer en fiction dans leur ville, Bordeaux.
    C'était un jour comme les autres. Pourtant Louis et sa soeur Anne-Lise vont être victimes d'un attentat à la bombe dans un train.L'histoire débute alors que chacun tente de retrouver une vie « normale » après ce drame. Anne-Lise consulte un psychologue, Louis se renferme petit à petit sur lui-même. De l'incompréhension à la colère en passant par la peur, Louis essaye de donner un sens à toute cette violence.

  • Un matin, dans une de mes taches de peinture, sont apparus deux enfants qui n'existent pas.
    La nuit, ils sont venus chuchoter près de mon oreille, ils voulaient me dire quelque chose. Etrangement, j'avais moi aussi, des choses à leur dire...

  • Salt pit

    Sasha/Vataux

    "salt pit" est le nom de code d'uns prison secrète de la cia au nord de kaboul, en afghanistan.
    C'est l'un des "black sites", de l'agence américaine. son existence a été révélée en mars 2005 par le washington post. officiellement fermée, cette installation faisait partie d'un réseau mondial de centres de détentions déployé aux etats-unis à l'extérieur de leur territoire, après les attentats terroristes du 11 septembre 2001. dans ces prisons, les agents de la cia étaient autorisés à pratiquer des techniques d'interrogatoires poussées", interdites sur le sol américain.
    C'est le contexte de cette fiction documentée, inspirée par des événements qui se sont réellement produits: enlèvements sobrement rebaptisés"redditions extraordinaires", suivis de transports clandestins avec autorisation discrète de survol de territoire de pays amis. ce roman graphique décrit le parcours d'un personnage fictif, franck/ali. levé par sa mère, ce jeune homme rebelle et fragile va trouver en l'islam une cause à défendre.
    Il se perdra dans la tourmente de la "guerre contre la terreur".

  • « Pièces obliques » est un recueil de nouvelles graphiques. on y croise des destins exceptionnels comme celui de bill braxton, l'incomparable saxophoniste new-yorkais qui n'a jamais appris la musique, comme cet improbable indien à la recherche d'une mort qu'on lui a volée, ce rugbyman enterré sur son terrain fétiche ou encore ce téléviseur qui fi nit par avaler le téléspectateur. certaines de ces histoires sont grinçantes, d'autres plus légères, mais toujours y pointent ironie et poésie. Des récits -presque des contes- « obliques » en ce que toute vérité ne peut se dire que de façon métaphorique: c'est en quelque sorte la diagonale du sage, même s'il n'y a en fi n de compte (ou de conte) que peu de sagesse en ce recueil.

  • Lorsqu'elle rencontre Serge, Sylvia aimerait croire qu'elle a enfin trouvé l'amour. Mais le musicien talentueux se révèle vite tyrannique et manipulateur. Son égocentrisme, sa paresse, son appétit et sa démesure rappelle le géant Gargantua. Loin d'être aussi débonnaire, Serge dénué d'empathie, cultive sa nature tyrannique et destructrice et cache un terrible secret.

  • Loïc Dauvillier et Clotka jeune dessinatrice venue du blog, abordent avec « Les équilibres instables » le thème des relations humaines, de la difficulté à communiquer, des quiproquos qui peuvent en découler 1- Le marketing téléphonique a le don de vous casser les pieds.
    2- Vous rêvez de déclarer votre flamme à une femme magnifique.
    3- Votre voisine du dessus se plaint régulièrement du bruit provenant de votre appartement Si vous êtes concernés par une de ces situations, « Les équilibres instables » sont pour vous. Mais attention, les choses ne sont pas toujours ce que l'on croit, ni celles que l'on aimerait qu'elles soient « Les équilibres instables » est le 3è album de Loïc Dauvillier dans la collection Absinthe. Après Ce qu'il en reste, il co-écrit Nous n'irons plus ensemble au canal Saint-Martin avec Sibylline. « Les équilibres instables » est composé de 5 récits cours et épurés.

  • Yeu yeu Saigon

    Eco

    En 2007, après quelques séjours au Vietnam, Eco, décide de quitter sa Belgique natale.
    Il s'installe à Saigon avec en tête l'idée d'y travailler en tant qu'illustrateur. Entretiens chez les éditeurs, rapports de voisinage, il ne vit plus comme un touriste. Le quotidien devient bien moins évident... De ses anecdotes vécues, Eco décide de faire un recueil de chroniques urbaines. Après Waterloo, réalisé avec Patrick Pirlot et publié en 2008 aux éditions Les Enfants Rouges, Eco se lance dans le récit autobiographique.

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