Amériques

  • Un meurtre mystérieux à l'orée d'un bois, un double assassinat insolite et terrifiant, telles sont les énigmes de ces deux nouvelles nées de l'inspiration fantastique d'Edgar Poe.

  • Les histoires érotiques présentées dans cet ouvrage ne constituent pas des traductions littérales de textes écrits amérindiens. Écrites dans un style contemporain, elles s'inspirent d'histoires orales propres aux tribus du sud-ouest des Etats-Unis et de l'Arctique qui ont été recueillies par des anthropologues et folkloristes des siècles derniers. Une même histoire peut incorporer différents motifs ou personnages appartenant aux multiples versions du mythe original. Les nombreuses versions utilisées sont référencées en note de bas de page ou en fin de chapitre à l'intention du lecteur qui souhaiterait compléter sa connaissance des histoires originelles. Par ailleurs, l'auteure s'est réservé le droit de créer des contes originaux mettant en scène plusieurs divinités et quêtes initiatiques propres à l'imaginaire et à la spiritualité des peuples premiers nord-américains.

  • Ces contes peaux rouges sont issus des nations lakota, apache, iroquoise, navajo, pueblo, ojibwé, blackfoot, kiowa, pawnee, salish, caddo... Malgré l'originalité et la gamme étendue des visions, il y a une profonde unité commune à  tous ces peuples. La grande clairvoyance des indiens d'Amérique apparait plus que jamais essentielle à  notre monde qui a rompu le lien sacré avec la Nature et le Vivant. Ce recueil est une opportunité de revisiter cette pensée première avec un oeil neuf, à  travers des récits variés, dans des versions inédites où s'expriment profondeur, humour, magie et louanges à  la Beauté. Après les Contes des sages chamanes, Pascal Fauliot et Patrick Fischmann signent leur deuxième ouvrage à  quatre mains. Tous deux conteurs et musiciens, ils mettent leur passion et leur connaissance intime de cet univers au service de l'à¢me indienne, osant recréer pour les oreilles d'aujourd'hui, une « parole-médecine » touchante et plus que jamais nécessaire.

  • Le Brésil est le plus grand pays d'Amérique du Sud et le seul en Amérique où l'on parle principalement le portugais. De plus, suite à la forte immigration venant des quatre coins du globe, la nation brésilienne est l'une des plus multiculturelles. Historiquement, sa découverte par les navigateurs portugais au XVIe siècle, transforma radicalement tant son paysage naturel qu'humain. Ce livre est composé de contes et des légendes étiologiques d'un Brésil multiculturel, ces derniers sont marqués par le christianisme catholique et l'usage de la langue portugaise, même si on est loin du portugais du Portugal. Les gens qui racontent ces histoires sont des hommes et des femmes qui appartiennent essentiellement aux communautés paysannes blanches et métisses. Géographiquement, ils habitent, en grand majorité, sur la côte atlantique du pays.
    Le fleuve Amazone, l'un des plus grands au monde, capte l'attention populaire, tout comme ses affluents. Des zones arides, comme celles de la région du Nordeste qui a accueilli dès le début des colons européens, ont amené leurs habitants à créer des récits étiologiques pour expliquer la cause de ses longues sécheresses. D'autres communautés, comme les gitans et les « Espagnols » y figurent également. De plus, certains métiers traditionnels, donnant naissance à des archétypes sociaux, comme les pêcheurs, les forgerons, les charpentiers et les lavandières, sont sujets à explication. Enfin on retrouve des textes expliquant l'existence de la mort, de la misère ou de l'envie dans le monde. Le Nouveau Monde se distingue par une diversité zoologique et botanique remarquable. La plupart des bêtes de ces histoires était connue en Europe : le chien, le chat, le rat, l'âne, la mule, le porc. D'autres, originaires des continents américain et africain, vont s'ajouter : le tyran-quiquivi, le vanneau-téro, le troglodyte familier, le cassique ou encore l'urubu. Dans ce pays qui a été, dès les premiers temps de la colonisation, le terrain d'une monoculture intensive, celle de la canne à sucre, on ne pouvait manquer l'explication de l'un de ses dérivés les plus célèbres : la cachaça, ou eau-de-vie de canne.

  • Le Texas d'avant le pétrole, tel est le cadre des dix- sept histoires écrites par O. Henry qui mettent en scène des individus à la moralité aléatoire. O. Henry, lui-même ancien prisonnier, se révèle un moraliste de première force, habile à débusquer les faux braves gens et à éventer les faux-semblants.
    O. Henry, comme La Fontaine auquel le compare Blondin (qui signe ici la préface) ne se plaît jamais tant que lorsqu'il fait tomber les masques où lorsqu'il oblige ses héros à se les échanger. Comme le disait l'auteur lui-même : « La fantaisie est à peu près la seule occasion qui nous soit donnée de dire la vérité. »

  • Recueil de contes d'aujourd'hui, entièrement écrit par des indiens du Brésil, ce livre permet de découvrir des aspects aussi bien contemporains (comme la pratique moderne du recyclage) que mythologiques (comme l'origine du feu) de ces peuples en voie de disparition. Il met à nu des croyances intimes de plusieurs ethnies Toutes ces histoires appartiennent à une tradition orale encore vivante rassemblant tout le village lors de la veillée nocturne pour écouter, danser et pratiquer des rites.
    Marqués par la présence du chaman au centre des tribus, ils sont imprégnés de spiritualité vécue. Ces contes s'apparentent toujours au fantastique, à un autre monde où les êtres surnaturels et les esprits sont toujours proches. Ces textes nous révèlent une poésie de l'étrange et nous invitent au voyage à l'intérieur de la grande diversité des indiens du Brésil. Ce volume constitue un témoignage direct d'un monde en voie de disparition.
    Ses contes sont livrés selon la vision des indiens et non à travers les lunettes des ethnologues. Ce livre peut être lu aussi bien par des adultes que par des enfants. Il ouvre sur un autre monde et constitue une invitation au voyage intérieur et à la découverte de l'autre.

  • De Belem à Porto Alegre, de Rio de Janeiro à Recife, Fortaleza, São Luis ou Rio Branco, le Brésil est le fruit de trois cultures. Les Amérindiens, les Européens et les Africains ont ainsi tous trois contribué à bâtir cette nation, à forger cette âme à nulle autre pareille. Chacun y a apporté son histoire, mais aussi ses croyances, ses connaissances, ses fantasmes et ses peurs. Grand comme seize fois la France, ce pays-continent fascine même si, trop souvent, l'on s'arrête à son sujet à des images toutes faites.
    Avec Contes et Légendes du Brésil, Jean-Paul Delfino entrouvre les portes de ce pays complexe d'une manière différente. Grâce à plus de soixante récits, tous issus de la mémoire collective brésilienne, il donne au lecteur la possibilité de comprendre autrement ce peuple métissé. Au fil de ces pages, qui s'adressent aussi bien aux adultes qu'aux enfants, des thèmes toujours d'actualité prennent une résonnance différente. Protection de la planète, racisme, mythes et religions, explications du monde, Princes et Princesses, amours contrariées ou êtres surnaturels : c'est un Brésil enfin différent qui est offert au lecteur, entre éclats de rire et surprise, malice et saudade.

    L'ouvrage est préfacé par l'écrivaine et anthropologue brésilienne Betty Mindlin, spécialiste des mythes et traditions brésiliennes.

  • Véritable pépite, ce recueil illustré est à ce jour inédit. Grâce au partenariat entre les éditions Naturegraph en Californie et les éditions Goater, grâce aussi au traducteur et à sa très bonne connaissance des Indiens de la Klamath River, cette première publication a pu se faire en français, avant même une édition en langue originale. Une partie des légendes recueillies par Tom Davis est ancrée dans la mythologie de la tribu Karuk, une des plus anciennes sur le continent nord-américain. La seconde moitié fait référence à des événements plus proches de nous et relève davantage du choc des civilisations, avec en filigrane les ravages de la ruée vers l'or.

  • Le conte antillais est né et s'est développé à partir du XVIe siècle dans les habitations coloniales. En général, une fois la nuit tombée, le maître « béké » (blanc) autorisait ses esclaves à se réunir afin d'écouter celui qui allait leur raconter des histoires : le conteur.
    Aux Antilles, le conte, dont les racines provenaient de différents pays d'Afrique, avait comme partout pour fonction principale de distraire et d'amuser, mais ici il avait aussi une fonction de « résistance », à travers laquelle on pouvait deviner des paroles et des messages interdits, et certains héros et personnages récurrents représentaient les esclaves eux-mêmes, ou bien le maître.
    Toutes ces histoires recueillies en créole auprès des amis et de la famille du couple REUSSNLIBA sont classées en deux grandes catégories : les contes d'animaux et les contes d'humains et de créatures surnaturelles. Les contes d'animaux forment des cycles centrés sur les aventures d'un héros récurrent comme, par exemple, le cycle de la baleine, de l'éléphant, de la tortue, et surtout celui de Compère Lapin. La plupart des animaux appartiennent évidemment à la faune antillaise : on y trouve des araignées, des colibris, des serpents et bien sûr des lapins. Par contre, d'autres n'y ont jamais eu d'existence réelle : l'éléphant, le lion ou le tigre ne vivent qu'en Afrique ou en Asie, et le singe a été exterminé aux Antilles il y a bien longtemps.
    Les contes à personnages humains et surnaturels sont souvent des histoires romanesques, des contes d'amour, ou des contes d'inspiration morale et religieuse. Ces contes nous emmènent dans un monde où peuvent s'entremêler la fiction et le quotidien, et où la faiblesse, associée à l'esprit d'initiative et à l'intelligence, se trouve opposée à la force cruelle : dans ces histoires, le Grand Diable, la Diablesse, le Monstre symbolisent la force mauvaise, alors que des fillettes, Cécène, Ti-Choute ou Petite Marie représentent la faiblesse, l'innocence, mais aussi la pureté.
    Pour lutter contre les forces du mal, intervient généralement un jeune garçon, pas très costaud mais très futé, comme par exemple Ti Jean.

  • Entre remord et regret.
    Nous étions deux, et elles, deux. Nous y allions tous deux en visite, par habitude, par délassement, et finalement par amitié. Je devins l'ami du maître de maison, et lui devint mon ami.
    Le soir, après dîner - l'on dînait tôt en 1866 -, j'y passais pour fumer un cigare. Le soleil entrait encore par la fenêtre, d'où l'on voyait une colline avec des maisons. La fenêtre opposée donnait sur la mer. Je ne citerai ni la rue ni le quartier ; je puis citer la ville, c'était Rio de Janeiro. Je tairai le nom de mon ami ; mettons une lettre, X***.
    Elle, l'une d'elles, s'appelait Maria.
    Observateur critique et parfois cynique de la nature humaine, Joachim Machado de Assis aborde le thème de la rivalité amoureuse au moment de la guerre de la Triple Alliance qui opposa le Brésil, Argentine et Uruguay au Paraguay qui en ressortit exsangue (1865 à 1870).

  • Poète moderniste, mais aussi anti-impérialiste engagé, Manuel Ugarte fait autant figure de dissident que d'emblème. Ces dix contes marquent un tournant dans son oeuvre, en cristallisant l'ensemble de ses engagements politiques, sociaux et littéraires. Au fil des récits se dessine un panorama brûlant de la fin de xixe siècle, où les institutions, le capitalisme, la modernité industrielle et les idéaux socialistes se livrent bataille sur une même toile de fond : la Pampa argentine. Enrichie de quatre contes inédits en langue française, cette édition critique permet la (re)découverte d'une oeuvre profondément humaniste, dont la puissance historique n'en éclipse pas pour autant la valeur littéraire.

    Axel Gasquet est professeur d'espagnol à l'université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand et chercheur à l'Institut d'histoire de la pensée classique du CNRS. Ses travaux portent sur la littérature comparée et l'histoire culturelle hispano-américaine.
    Camille Garnier fut essayiste et traductrice. Ses travaux portèrent sur la littérature anglophone, et notamment sur les dramaturges du Royaume-Uni. On lui doit les traductions de grands auteurs, dont Eugene O'Neill et Manuel Ugarte.
    Julien Quillet enseigne à l'université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Spécialiste de la littérature hispano-américaine, il a notamment traduit un essai sur l'orientalisme littéraire argentin (2010), et co-traduit les Contes de la Pampa (2015).

  • Découvrez la culture des Navajos et voyagez sur leurs terres à travers les histoires racontées par le Grand-Père Benally à ses deux petits-enfants. Chaque conte illustre un mode de vie encore d'actualité dans le quotidien des habitants de la réserve.

  • "Des contes et légendes du peuple mapuche, empreints de violence, de courage, de sacrifice, de poésie et d amour... Comment Kooch créa-t-il le monde ? Comment un arbre sauva-t-il la tribu pehuenche de la famine ? Pourquoi une liane sauvage aux fleurs rouges porte-t-elle le nom de Copihue ?"

  • Contes du Brésil

    Paul Roblot

    "Ces contes ont été recueillis au cours de mes voyages. Ils charmaient les heures fastidieuses des longues chevauchées sous le soleil brûlant ou dans les nuits fraîches.
    Les uns viennent des forêts vierges et des tabas indiennes, les autres des plages et des collines portugaises.
    Parfois l'imagination populaire a singulièrement transposé et mélangé les traditions des indigènes et celles des colons.
    Tels qu'ils sont, les Contes du Brésil vous intéresseront comme ils m'ont intéressé moi-même." Paul Roblot

  • La nuit des Mayas

    Gracianne Hastoy

    • Lanore
    • 13 Novembre 2018

    1193, Chichén Itzá. Le vieux seigneur Chac Xib Chac sent sa fin proche. Les dieux sont fâchés et n'envoient plus de pluie. Avant de mourir, et pour que les dieux mayas soient satisfaits, il décide de renforcer l'alliance politique qui l'unit aux cités de Uxmal et Mayapán. Cela passera par le mariage imposé du prince Ulil de Uxmal et de la princesse Sac Nicté de Mayapán, sous la bénédiction de la grande Chichén Itzá. Mais dans ce monde d'unions politiques fragiles, de rapports de force, de velléités de pouvoir, de cités en périls, de sacrifices toujours plus nombreux, les seigneurs ont oublié que l'amour, le vrai, pouvait bouleverser les destins les plus figés. Le Mayab, la terre des Mayas, s'apprête à vivre des heures douloureuses pouvant conduire à sa fin. Sa fin ? Ou son renouveau ?

  • Agrémenté de notes historiques, ce conte philosophique à suspens met en scène Manu et Carine, deux soeurs de 13 et 15 ans amies de six Nûtons plusieurs fois centenaires. Ces petits bonshommes colorés et boute-en-train (tirés du folklore wallon), simples et authentiques, se terrent depuis des siècles dans des grottes, à l´abri de la société humaine et en harmonie avec la Nature. En cas de nécessité, ils font profiter Manu et Carine de leurs pouvoirs magiques !

  • Qu as-tu fait de mon pays ? - tanite nene etutamin nitassi ? Nouv.

  • L'auteur nous présente seize contes de la région de la Gaspésie. Chacun de ces contes à sa thématique respective tout en nous présentant cette région du Bas du Fleuve avec fantaisie, histoire et surtout basé sur la culture de cette région du Québec. Ces contes s'adressent autant à un public jeune et adulte. Ils nous font rêver et réfléchir à ces époques où l'imagination était bien ancrée dans le quotidien des Gaspésiens.

  • Au centre de la porte d'entrée du Nouveau-Monde, il y a un archipel magnifique forgé de légendes qui remontent à la nuit des temps. Cet archipel est : les Îles de la Madeleine. Des histoires de personnages épars dans la mosaïque du temps. Delphine Labonté découvre un secret redoutable. William Sinclair est à la recherche de la terre mythique de son arrière-grand-père. Menatan suit les traces de son défunt père, Samuel-de-Champlain, Fondateur de la Nouvelle-France et chasseur de monstres.

  • La femme qui a tué les poissons et autres contes Nouv.

    Après avoir publié en 2004 La vie intime de Laura suivi du Mystère du lapin pensant, les éditions des femmes-Antoinette Fouque présentent une nouvelle édition de ces deux contes, réunis en un volume auquel viennent s'ajouter deux titres : une nouvelle traduction de La femme qui a tué les poissons (Ramsay, 1990 et Seuil, 1997) et un conte inédit en français et publié pour la première fois, Comme si c'était vrai. Ce recueil est illustré par l'artiste graveuse Julia Chausson.
    Rappelant les légendes traditionnelles et les contes initiatiques, Clarice Lispector mêle le monde de l'enfance aux destins d'animaux.
    Ces derniers se voient pris dans un tourbillon d'évènements aussi anodins que mystérieux, inspirés de la vie quotidienne. Ainsi, le titre éponyme de ce recueil revient sur la mort de deux poissons rouges que son fils Paulo lui avait demandé de garder en son absence. Dans Comme si c'était vrai, on croise le chien Ulysse au regard humain, fidèle compagnon de Clarice Lispector, qu'elle ne remplaça jamais après sa mort. C'est avec un mélange exquis d'humour et de simplicité, de douce ironie et d'amour maternel, que C. Lispector déploie l'appréhension sensible et émotionnelle du monde, la recherche du sens ou le renoncement à le trouver. La maternité et l'enfance sont au centre de son oeuvre : chez cette autrice incomparable, nulle opposition entre son rôle de mère et son travail d'écrivain. En témoigne son fils cadet, Paulo Gurgel Valente, qui se souvient de sa mère « avec une machine à écrire sur les genoux, tapant avec application au milieu de la pièce principale de la maison, au milieu des bruits des enfants [...] ».
    « Parce qu'au début et au milieu je vais vous raconter des histoires sur les animaux que j'ai eus, pour vous montrer que je ne pourrais pas avoir tué les poissons autrement que sans le faire exprès. J'ai bon espoir qu'à la fin de ce livre vous me connaissiez mieux et que vous m'accordiez le pardon que je demande pour la mort de deux «tyrougets» - c'est comme ça qu'on les appelait à la maison, «tyrougets» ». C.L

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