• Troisième volume de l'anthologie que nous consacrons à Nicole Claveloux, Une gamine dans la lune est composé d'une dizaine d'histoires courtes réalisées à la fin des années 70. Ces récits au ton irrévérencieux abordent avec malice des thèmes chers à l'autrice, de la naissance de la sexualité à la place de la femme dans la société.
    Des sujets parfois tabous que Nicole Claveloux se plaît à bousculer et à tortillonner au gré de son imagination sans limite.
    Ce recueil permet également de saisir le regard si particulier que Nicole Claveloux porte sur l'enfance et l'apprentissage du monde. Se qualifiant elle-même de « bébé » ou encore de « clown qui n'aurait pas grandi », on perçoit à travers son oeuvre sa capacité à toujours se placer du côté de l'enfant, sans juger ses inhibitions ou ses maladresses. Une faculté qui fait d'elle aujourd'hui, l'une des plus grande illustratrice de livres pour la jeunesse.
    À travers l'histoire Une gamine toujours dans la lune, qui raconte les rêves de menstruation d'une fillette, J'aime un économiste (avec Élisabeth Salomon au scénario), récit d'une femme harceleuse, ou encore les Crapougneries, véritable ode aux bêtises et aux interdits de l'enfance, Nicole Claveloux nous montre - encore une fois - toute la puissance évocatrice et désarmante de son talent, secouant au passage le féminisme militant des années 70 et la bien-pensance parentale.
    Une oeuvre intemporelle, pleine d'espièglerie et d'onirisme, qu'il est urgent de redécouvrir.

  • « Je lui ferais bien un bisou. Oui, mais s'il me repousse et s'il me donne un coup de pied ?. Je sens que ça va mal se passer.» Deux drôles de bonshommes en grenouillères se tournent autour. Il y est question de baisers, d'amour bien ou mal reçu, de fuis-moi j't'suis et de suis-moi j'te fuis.
    Une comédie décalée aux dialogues savoureux dans laquelle chacun pourra se reconnaître...

  • Ce conte classique, dans la version originale de Madame Leprince de Beaumont, est revisité ici par Nicole Claveloux : les images, d'une grande finesse et riches en détails, offrent des portraits sublimes et parfois effrayants qui mettent en lumière toute la poésie et la cruauté de cette histoire.

  • Deux charlatans, spécialistes du bien être et psychanalystes d'occasion reçoivent successivement, en consultation, nombre des personnages emblématiques de l'univers des contes. Le petit Chaperon rouge consulte parce qu'elle n'a plus confiance en sa mère. Les Trois Ours se plaignent d'une squatteuse à bouclettes blondes qui ruine l'équilibre familial. Zorro souffre d'une crise d'identité depuis qu'on le confond avec Robin des bois sous prétexte qu'il prenait aux riches pour donner aux pauvres avant lui (en fait, on apprend qu'il s'agit de Tarzan, un peu fêlé, déguisé en justicier mais dont l'éléphant est garé en double file !). Alice se trouve trop bien élevée et souhaiterait apprendre à dire vertement leur fait aux créatures agaçantes qui peuplent le pays des merveilles. et les fées, un rien brouillonnes et militantes souhaitent former un syndicat (L'union fée-ministe !) tandis que le loup qui s'est laissé convaincre qu'il est gravement malade, jure de se venger en quittant
    le cabinet. Le Pr Totem et le Dr Tabou oscillent entre incompétence, outrecuidance et culot : ils sont à coup sûr désopilants.

  • depuis toujours, les dragons hantent le rêves et les cauchemars des hommes : parfois, on les imagine puissants et terrifiants, d'autres fois, ils sont magiques et protecteurs ! envolons-nous avec eux dans le monde fabuleux des contes, histoires, et jeux réunis dans cet ouvrage : le petit empereur de chine, ivan et le dragon, et neuf autres contes pour trembler et s'émouvoir ; des comptines et des jeux pour rire et s'amuser ; un masque à détacher et un dragon chinois à fabriquer !

  • Récit onirique d'un corbeau mélancolique et d'une jeune fille rêveuse, La Main verte est paru pour la première fois dans le magazine Métal Hurlant en 1977 avant d'être édité l'année suivante aux Humanoïdes associés. Cette histoire fantasmagorique aux couleurs psychédéliques nous entraîne dans un univers surréaliste où les plantes parlent toute seule et les maîtres d'hôtel font des mots croisés. Comme dans une suite de rêves, le récit est divisé en plusieurs épisodes qui s'entremêlent subtilement. on retrouve dans ces pages l'influence de dessinateurs tels que moebius ou druillet mais aussi celle de l'illustrateur tchécoslovaque Heinz edelmann.
    Le livre est complété par de nombreuses histoires courtes, pour la plupart parues dans le recueil Le Petit Légume qui rêvait d'être une panthère et autres récits et dont certaines étaient restées jusqu'alors inédites.
    Scénarisés et illustrés par Nicole Claveloux, ces récits en noir et blanc au trait fin abondent de détails et de touches d'humour absurde. D'une grande richesse graphique, les dessins de Nicole Claveloux possèdent une force évocatrice intemporelle qui s'imprime immédiatement dans l'imaginaire des adultes comme des enfants.
    De Topor à Gustave Doré en passant par Lewis Caroll, son oeuvre convoque de nombreux croisements tout en possédant une énergie unique qu'il est temps de redécouvrir. Ce premier ouvrage de rééditions consacré à l'oeuvre de Nicole Claveloux en bande dessinée adulte.

  • Déposées sur une plage par un train qui se désagrège à leur arrivée, deux détectives (auxquelles les autrices prêtent leurs traits) débarquent à l'Hôtel du Petit boudin des dunes. Dans ce refuge de bord de mer, le temps s'écoule différemment. La mer monte quand elle en a envie et les méduses volent dans le ciel. Les habitués vaquent à leurs occupations au son du pianiste d'automne, jusqu'au jour où l'Homme triste disparaît mystérieusement...
    Dans cette oeuvre initialement parue en 1979 aux Humanoïdes Associés, Nicole Claveloux et Édith Zha nous entraînent dans un univers onirique et décalé où la magie s'engouffre à la moindre occasion. Sous la plume surréaliste d'Edith Zha, le dessin finement ciselé de Nicole Claveloux laisse libre cours à toute sa fantaisie.
    Ici, les couleurs pop de La Main verte laissent place à un dessin au trait d'une grande délicatesse, qui plonge le lecteur dans un mirage balnéaire.
    Le livre est complété par une introduction riche en documents inédits ainsi que par la série Louise XIV (entièrement en couleurs) qui débuta sa carrière dans Métal Hurlant avant de basculer vers Okapi, un transfuge qui laisse rêveur à une époque où les oeuvres destinées à la jeunesse ont abdiqué toute forme de subversion.
    De Moebius à Gustave Doré en passant par Lewis Caroll, l'oeuvre de Nicole Claveloux s'affranchit des limites avec gourmandise, enfourchant le plaisir d'imaginer avec une énergie unique qu'il est urgent de redécouvrir - ne serait-ce que pour se souvenir que la bande dessinée n'est pas condamnée à la fade représentation du réel.

  • L'univers que Nicole Claveloux a créé autour des Aventures d'Alice aux Pays des Merveilles, dans l'édition publiée chez Grasset-Jeunesse en 1974 par François Ruy-Vidal, est entré dans la lignée des grandes interprétations graphiques de l'oeuvre de Lewis Carroll initiée par John Tenniel. 45 ans après, elle illustre avec autant de talent la suite du texte de Lewis Carroll : un magnifique miroir à son travail entré dans la légende des Alice in Wonderland !

  • L'école s'endort. Camille retrouve ses parents : Mathilde et Hugo, ou Nelson et Paul, ou Alice et Maud. Qu'ils forment une famille traditionnelle, homoparentale, recomposée, adoptive ou monoparentale, les parents de Camille seront toujours naturellement. papa et maman.

  • L'univers que Nicole Claveloux a créé autour des Aventures d'Alice aux pays des Merveilles est entré dans la lignée des grandes interprétations graphiques de l'oeuvre de Lewis Carroll initiée par John Tenniel. Déjà perçues à la sortie du livre en 1974 comme étant d'une modernité incontestable, les illustrations, à la fois lumineuses, poétiques, et insolites nous entraînent toujours avec autant d'aisance dans ce chef d'oeuvre de l'antilogique écrit par un grand mathématicien et dont Henri Parisot, de par ses affinités avec le surréalisme, est certainement le meilleur traducteur.
    Nicole Claveloux avait été récompensée pour ce titre par le prix Graphique Loisirs-Jeunes 1974. Ses images paraissent aujourd'hui avant tout hors du temps, comme le monde fantasmagorique et fascinant de l'auteur, qui garde encore tout son mystère.

  • Une succession de jouets s'empile au fil des pages sur le dos de Bernard le canard.
    Mais un camion sur un ballon, sur une poupée, sur un ourson, sur un seau, sur un lapin qui s'endort sur Bernard le canard, ça fait. BOUM !
    Le graphisme joyeux et dynamique de Nicole Claveloux accompagne à merveille le texte chantant et rythmé de Christian Bruel.

  • Brune et Rose

    ,

    • Arenes
    • 18 Octobre 2017

    Un conte décalé et mordant, pour donner la bougeotte à tous les enfants.

    Brune et Rose sont deux princesses absolument insupportables. Insolentes, désobéissantes, intrépides, curieuses, effrontées, impertinentes... elles multiplient les bêtises et n'en font qu'à leur tête. Un jour, elles se glissent en catimini hors du château et s'en vont découvrir Le vaste monde...
    Un récit aux mots choisis, illustré à la perfection par les dessins drôles et grinçants de Nicole Claveloux.
    Déjà un classique !

  • Christian Bruel est né en 1948 à Paris. Il a suivi des études supérieures de psychologie, de sociologie et de linguistique, puis a créé et dirigé les éditions Le Sourire qui mord (1976- 1996) avant de fonder les Éditions Être en 1997. Éditeur, écrivain, concepteur d'albums, commissaire d'expositions, auteur d'études critiques, il donne cours et conférences à propos des articulations texte/image/sens dans les albums et plus généralement, des jeux et enjeux sociaux de la littérature de jeunesse.

  • Une fête foraine, la nuit, après la fermeture. Six petits clowns, guère rassurés, veulent se prouver qu'ils sont capables de traverser le train fantôme. Peur du noir, des monstres, de la solitude, des petites et grosses bêtes, du vertige... Les costumes permettent d'identifier et de suivre tour à tour chacun des personnages dont les réactions varient au fil des épreuves :
    l'un sera courageux sur une page, terrorisé sur la suivante, puis imperturbable, etc. Au terme du parcours, ils sortent, rassérénés et fiers tandis que six nouveaux entrent à leur tour pour le plaisir d'avoir un peu peur... pour de faux !
    Nouvelle édition, en couleur cette fois, d'un célèbre album publié en 1981
    aux éditions Le Sourire qui mord.
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  • Deux drôles de pingouins, un tout petit et un très grand, sont reliés par un cordon. Ils ont sur le ventre un gros bouton qui permet, vrrr., de se rapprocher d'un seul coup ! Mais les intérêts du petit ne sont pas toujours ceux du grand. Un beau livre sur l'émancipation pour apprendre à grandir et à vivre ensemble.

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