• Le vin pur

    Ludovic Massé

    Ce roman raconte l'histoire de Jantet, enfant pauvre, Catalan descendu des montagnes, un temps apprenti forgeron puis enfin vigneron. L'action se déroule dans la seconde moitié du XIX&esup; siècle pour s'achever au début du XX&esup;, avec les grandes émeutes viticoles de 1907. Là, Jantet descend de ses vignes et se mêle à la fameuse marche sur Narbonne. Le Midi bouge. Des centaines de villages et de bourgs au sang chaud se fédèrent. Clemenceau, qui n'y comprend pas grand-chose, bougonne puis envoie la troupe. Ludovic Massé, sans abandonner cette prose pure, documentaire qui, jusque-là, n'avait cessé de détailler, en montagne, en plaine, les gestes de l'homme au travail ? un travail dont l'objet n'est rien d'autre, après élimination de la misère, que de permettre l'émergence de l'identité, de l'indépendance de celui qui le déploie ? aborde soudain le tragique, l'épopée, avec une sorte de poésie unanimiste.

  • Sont ici réunies trois nouvelles parues en revues dans les années 1930. La première d'entre elles puise son inspiration dans les souvenirs d'enfance et l'évocation de la vie villageoise ; les deux suivantes mettent en scène des personnages de réfractaires, à Barcelone pendant la guerre du Rif pour l'une, dans le Roussillon et autour de la guerre de 14-18 pour l'autre.
    On y retrouvera la langue franche et limpide des romans de ce conteur hors pair que fut Ludovic Massé (1900 - 1982).

  • Le refus

    Ludovic Massé

    • Encrage
    • 19 Janvier 2000

    Face à la guerre, " il n'y a de générosité, de dignité et de liberté que dans le refus ".
    C'est ce que dit le héros du livre de Ludovic Massé, et en fait Ludovic Massé lui-même. L'ennui, c'est qu'il le dit pour une guerre d'un caractère un peu particulier. Une guerre où la France et une grande partie de l'Europe sont occupées par le régime nazi. Quelle impudence ! Quelle imprudence ! On ne lui a pas pardonné. On l'a placé abusivement du mauvais côté : celui des vaincus, ou du moins on ne l'a pas placé du bon côté : celui des vainqueurs.
    Il n'a pas trouvé à l'époque d'éditeur, et il était bien naïf de penser qu'il allait en trouver un assez suicidaire pour publier un livre qui allait à l'encontre de la thèse majoritaire du moment : tous les Français, en dehors de quelques exceptions, avaient été de courageux résistants face à l'occupant allemand.
    Denis Langlois

  • Ecrit de jeunesse où le calembour fait figure de passe croisée. Sacré Massé ! La légèreté du propos et le ton loufoque sont portés par une profonde connaissance du rugby.

  • A la fois confident et laboratoire de l'écrivain, ce journal est dense, comme le sont les années qu'il couvre. L'actualité y est brûlante quand on se trouve, comme Massé, adossé à l'Espagne en souffrance.

  • Tome I : Dans ce premier volume de la trilogie Les Grégoire, Lucien, le cadet de la famille, nous raconte les premières années de sa vie, telles que lui-même s'en souvient, telles que ses proches les lui ont remémorées. Voici donc, sous le regard à la fois attendri et perçant d'un enfant qui s'éveille à la vie, l'histoire d'une famille, entre Conflent et Vallespir, en Catalogne française, au début de ce siècle. Marque d'abord ces pages la figure d'un père hors du commun. Instituteur ? de ces missionnaires de l'éducation qu'avait suscités la Troisième République ?, fier, indépendant, il donnera à ses cinq enfants le goût d'une liberté d'esprit et de comportement qui animera toute leur vie. Dévoué corps et âme à son métier, il éduquera, dans des conditions épouvantables, des générations d'élèves dont les parents ne savaient pas lire. Mais Le livret de famille, c'est aussi la chronique attentive et généreuse des jours qui passent, des travaux, des joies et des peines, d'une nature qui rythmait l'existence. C'est une succession de portraits et de scènes qui font revivre au moyen d'une langue ample et chaleureuse un temps où la famille et la communauté villageoise pouvaient encore être le cadre de l'épanouissement individuel. Tome II : Lucien, le cadet de la famille Grégoire, raconte la vie à Sainte-Marie, la vie de Sainte-Marie, son village en Catalogne française, juste avant que n'éclate la Première Guerre mondiale. Manière de roman vrai qu'emporte un souffle parfois épique, toujours ample, Fumées de village fait revivre toute une galerie de personnages pittoresques ou touchants qui sont les acteurs d'une enfance pour nous revisitée. Évocation émue et précise de la vie quotidienne, des jeux, des fêtes, des peines, Fumées de village est aussi, très certainement, un document irremplaçable. Tome III : Ici, c'est la Première Guerre mondiale qui constitue le cadre du récit fait par Lucien, fils cadet des Grégoire. C'est d'un regard ému que le narrateur suit ses quatre frères et soeurs au long des étapes marquantes de leur jeunesse, nourrissant de leur expérience sa chronique, parfois amère, du temps qui passe et sépare peu à peu les membres d'une même famille. Mais La fleur de la jeunesse, animée par une suite de portraits et de scènes tour à tour légers et inquiétants, fait aussi revivre pour nous les années de formation d'un instituteur, ses échecs, ses déceptions, ses engagements dans un monde souvent hostile que seul le souvenir ému de la chaleur familiale lui permettra d'affronter. Au-delà d'un document, La fleur de la jeunesse, comme la trilogie dans son ensemble, est sans doute un hommage généreux à l'amour et à la cohésion qui pouvaient perdurer au sein d'une famille et donner à chacun des siens la volonté de s'ouvrir à la vie.

  • Tome I : Dans ce premier volume de la trilogie Les Grégoire, Lucien, le cadet de la famille, nous raconte les premières années de sa vie, telles que lui-même s'en souvient, telles que ses proches les lui ont remémorées. Voici donc, sous le regard à la fois attendri et perçant d'un enfant qui s'éveille à la vie, l'histoire d'une famille, entre Conflent et Vallespir, en Catalogne française, au début de ce siècle. Marque d'abord ces pages la figure d'un père hors du commun. Instituteur ? de ces missionnaires de l'éducation qu'avait suscités la Troisième République ?, fier, indépendant, il donnera à ses cinq enfants le goût d'une liberté d'esprit et de comportement qui animera toute leur vie. Dévoué corps et âme à son métier, il éduquera, dans des conditions épouvantables, des générations d'élèves dont les parents ne savaient pas lire. Mais Le livret de famille, c'est aussi la chronique attentive et généreuse des jours qui passent, des travaux, des joies et des peines, d'une nature qui rythmait l'existence. C'est une succession de portraits et de scènes qui font revivre au moyen d'une langue ample et chaleureuse un temps où la famille et la communauté villageoise pouvaient encore être le cadre de l'épanouissement individuel. Tome II : Lucien, le cadet de la famille Grégoire, raconte la vie à Sainte-Marie, la vie de Sainte-Marie, son village en Catalogne française, juste avant que n'éclate la Première Guerre mondiale. Manière de roman vrai qu'emporte un souffle parfois épique, toujours ample, Fumées de village fait revivre toute une galerie de personnages pittoresques ou touchants qui sont les acteurs d'une enfance pour nous revisitée. Évocation émue et précise de la vie quotidienne, des jeux, des fêtes, des peines, Fumées de village est aussi, très certainement, un document irremplaçable. Tome III : Ici, c'est la Première Guerre mondiale qui constitue le cadre du récit fait par Lucien, fils cadet des Grégoire. C'est d'un regard ému que le narrateur suit ses quatre frères et soeurs au long des étapes marquantes de leur jeunesse, nourrissant de leur expérience sa chronique, parfois amère, du temps qui passe et sépare peu à peu les membres d'une même famille. Mais La fleur de la jeunesse, animée par une suite de portraits et de scènes tour à tour légers et inquiétants, fait aussi revivre pour nous les années de formation d'un instituteur, ses échecs, ses déceptions, ses engagements dans un monde souvent hostile que seul le souvenir ému de la chaleur familiale lui permettra d'affronter. Au-delà d'un document, La fleur de la jeunesse, comme la trilogie dans son ensemble, est sans doute un hommage généreux à l'amour et à la cohésion qui pouvaient perdurer au sein d'une famille et donner à chacun des siens la volonté de s'ouvrir à la vie.

  • Les trabucayres

    Ludovic Massé

    Le drame est vrai d'un bout à l'autre, il a tenu plusieurs générations dans la peur et l'horreur, a donné lieu à un procès gigantesque, provoqué des centaines de récits, écrits et oraux, de légendes et de chansons.
    Les Trabucayres, saisis sur les lieux mêmes du drame, dans des éclairages puissants, sans concession aux lois du genre, traduisent un non-conformisme dont l'auteur ne s'est jamais départi et devraient incliner le lecteur à s'interroger encore une fois sur la condition humaine.

  • Tout au long de ce conte parabolique, « livre de nature et poème de la rivière », Sylvain et Ludovic Massé nous font vivre de l'intérieur le corps d'un torrent. Dans les eaux montagneuses et tempétueuses du Vallespir en Catalogne, Lam, une jeune truite, mène une vie pleine de péripéties. Chaque moment de son existence, où se mêlent chasses, dangers, plaisirs, amours..., fournit aux auteurs l'occasion de personnifier le vivant qui abonde dans ces eaux profondes : façon de nous rendre, sans doute, plus familière cette nature sauvage. Lam, la truite est un récit profondément original, né d'un regard, nourri par un savoir, écrit avec l'intensité d'un poème lyrique.

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