Policier & Thriller

  • Tessa Quayle, jeune et belle avocate anglaise, a été sauvagement assassinée près du lac Turkana dans le nord du Kenya. Son compagnon de voyage et amant supposé, médecin africain d'une organisation humanitaire, a disparu sans laisser de trace. Justin, l'époux de Tessa, diplomate de carrière au haut-commissariat britannique de Nairobi et jardinier amateur, se lance dans une quête solitaire à la recherche des tueurs et de leur mobile.

    Sa quête l'entraîne à Londres, puis à travers l'Europe et au Canada, pour le ramener en Afrique jusqu'au Sud-Soudan et se terminer sur les lieux mêmes du crime. Une odyssée pleine de violence et de fureur où se trament les sombres machinations de multinationales pharmaceutiques, où se nouent d'étranges alliances politiques.
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    Et tandis que s'éveille la conscience de Justin, tandis qu'il se rallie à la cause de Tessa, allant jusqu'à achever la mission qu'elle s'était assignée, sa plus grande révélation sera la découverte de cette femme qu'il n'a guère eu le temps d'aimer.

    La Constance du jardinier mêle l'histoire bouleversante d'un homme grandi par la tragédie et l'impitoyable exploration de la face cachée de la mondialisation par l'un des romanciers les plus incisifs de notre époque.

  • Les gens de Smiley

    John Le Carré

    «Rien n'est plus dangereux, se plaisait à dire George Smiley aux jeunes recrues du service secret britannique, qu'un vieil espion pressé.» Ici, le vieil espion, dans ce roman, c'est George Smiley lui-même toujours aussi replet, aussi prospère, aussi perspicace, aussi inquiet - et, à n'en pas douter, aussi dangereux.

    Un coup de téléphone en pleine nuit vient le tirer de sa retraite. Sur une pelouse de Hampstead, un quartier résidentiel de Londres, on a retrouvé le cadavre d'un vieil émigré balte, un ancien général qui a travaillé jadis pour Smiley. Les nouveaux chefs du Cirque - c'est le nom dont le Carré désigne les services secrets britanniques - ne donnent à Smiley qu'une consigne : étouffer l'affaire et non la résoudre.

    Mais comment faire taire ces fantômes de son passé qui l'appellent du fond des ombres, ces obscurs, ces sans-grade qui jadis étaient ses agents, les gens de Smiley ? Il se trouve une fois de plus déchiré entre des exigences personnelles et les impératifs d'une vieille fidélité à un service dont il a été le chef. On retrouve ici les ingrédients familiers aux lecteurs de le Carré : la tension qui vous dessèche la bouche, le perpétuel sens du paradoxe. Et surtout dans ce troisième volet de la «trilogie des Smiley», ce sens de l'humour, cette humanité, cette compassion pour ce que le Carré appelle la «condition ambiguë de l'agent secret» et que jamais on n'a perçue plus forte que pour ces Gens de Smiley, ces soutiers de l'espionnage, ces défenseurs acharnés de causes éternellement perdues.

  • Un pur espion

    John Le Carré

    En pleine guerre froide, Sa très Gracieuse Majesté panique : Magnus Pym demeure introuvable. Le redoutable espion britannique serait donc un traître, un agent double ou un insensé ? Profondément marqué par la personnalité de son père, Rick, un escroc de haute volée, Magnus a décidé de se pencher sur son passé et d'affronter son plus terrible adversaire : lui-même.

  • Fils naturel d'un missionnaire catholique irlandais et d'une villageoise congolaise, Bruno Salvador, alias Salvo, a gardé de son enfance africaine une passion immodérée pour les langues. Devenu interprète éminent, il est régulièrement sollicité par de grandes entreprises et des tribunaux, mais aussi par le Renseignement britannique.

    Envoyé sur une île perdue pour une mission d'interprétariat lors d'une conférence secrète entre des bailleurs de fonds occidentaux et des chefs de guerre rivaux dont l'objectif affiché est de rétablir l'ordre et la paix en République démocratique du Congo, il devient malgré lui le seul témoin des machinations cyniques qui s'ourdissent dans l'ombre pour dépouiller de ses richesses un pays déjà ravagé par la guerre. Or l'amour qu'il porte à Hannah, la belle infirmière congolaise, a rallumé en lui l'étincelle de la conscience africaine qui couvait sous l'éducation catholique rigide jadis reçue à l'école de la Mission. Le naïf Salvo saura-t-il s'affranchir des inhibitions qui le brident pour devenir le héros d'un noble et dangereux combat ?

  • Mai 1967. La vie semble paisible au sein des ministères et des délégations étrangères, à Bonn, cette «petite ville en Allemagne» que rien ne prédestinait à devenir une capitale européenne et encore moins un enjeu mondial de la Guerre froide.

    Pourtant l'émoi s'empare de l'Ambassade de Grande-Bretagne lorsque ses membres constatent la disparition d'un de leurs collègues et de... quarante-trois dossiers ultraconfidentiels.

    À l'heure où leur pays négocie à Bruxelles son entrée dans le Marché commun, les Allemands ne doivent pas savoir. À aucun prix. Ils ne doivent pas savoir que Leo Harting a disparu et qu'il est recherché. Ils ne doivent pas savoir qu'il y a eu des fuites.

    Alan Turner, l'officier de sécurité, est dépêché à Bonn pour retrouver l'homme et les dossiers disparus. Quels secrets Leo Harting dissimule-t-il? Que recherche-t-il avec tant d'obstination? C'est ce que Turner découvre au terme d'une enquête mouvementée où l'odieux passé nazi refait surface dans une Allemagne qui s'acharne à oublier.

  • Au lendemain de la guerre en Irak, l'Anglais Edward «Ted» Mundy, fils d'un major dans l'armée des Indes, écrivain raté et guide touristique en Bavière, voit resurgir son passé en la personne de Sasha, l'Allemand de l'Est militant qu'il a rencontré à la fin des années 60 dans un Berlin en proie à l'agitation révolutionnaire et revu dans le crasseux miroir aux espions de la guerre froide pour le montage d'une longue opération d'agent double. Mais aujourd'hui les temps ont changé, et leur amitié renouée au nom d'un idéalisme devenu obsolète se heurtera aux manoeuvres cyniques d'une Amérique plus impérialiste que jamais.

    Avec ce roman engagé d'une actualité brûlante, le Carré sonne le glas de l'espionnage à l'ancienne et des valeurs surannées qui structuraient l'univers des agents secrets : depuis le 11 septembre, le monde ignore tout code de l'honneur et les «justes causes» n'y ont plus cours quand l'Amérique de Bush fait subir à tous la marche forcée de son autocélébration triomphaliste et hégémonique. Portant un regard cruellement désabusé sur les agissements machiavéliques d'une Amérique drapée dans sa bonne conscience, le Carré dénonce aussi la veulerie aveugle de ses contemporains, et son message désespéré hantera le lecteur longtemps après la dernière ligne.

  • En 1971, au Royaume de sa Majesté, tandis que la décolonisation fait rage, le souffle de libération des années soixante est suivi d'une certaine agitation sociale. C'est dans ce contexte que Cassidy entreprend de s'inventer une généalogie. Mais alors qu'il visite un manoir à Haverdown, en vue d'en « faire » la demeure de ses ancêtres, il y trouve un couple de squatters, artistes et bohêmes, qui se sont eux aussi inventé une enfance :
    Shamus, homme-orchestre sans tabous ni principes, écrivain à succès qui se fait passer pour mort, et Helen, l'éternel féminin, qu'il entrevoit nue. Cassidy oublie alors sa réussite professionnelle, son fils à Eton, son épouse pieuse et pudibonde, pour emboîter le pas aux deux énergumènes. De Londres à Paris, en passant par tous les pubs du Somerset, le champagne coule à flots, les dialogues hilarants et imbibés, les insultes aux bonnes moeurs et les prophéties fulgurantes s'enchaînent. Et Shamus en tient la chronique insolente.
    Une chronique qui sera d'ailleurs publiée, bien plus tard, sous le titre de « Trois pour la Route », en hommage à Stanley Donen lorsque tout le monde sera rentré tant bien que mal dans le rang.
    Un amant naïf et sentimental est un météore singulier dans le parcours de John le Carré qui invente ici une machine à remonter le temps, une parabole sur l'amour et son contraire. Un roman surprenant qui nous laisse la nostalgie d'une insouciance et d'une folie perdues que Shamus, le bouffon et l'escroc, s'emploie à pointer du doigt.

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