Littérature traduite

  • À quarante-sept ans, Nat, vétéran des services de renseignement britanniques, est de retour à Londres auprès de Prue, son épouse et alliée inconditionnelle. Il pressent que ses jours comme agent de terrain sont comptés. Mais avec la menace grandissante venue de Moscou, le Service lui offre une dernière mission : diriger le Refuge, une sous-station du département Russie où végète une clique d'espions décatis. À l'exception de Florence, jeune et brillante recrue, qui surveille de près les agissements suspects d'un oligarque ukrainien.

    Nat n'est pas seulement un agent secret. C'est aussi un joueur de badminton passionné. Tous les lundis soir dans son club il affronte un certain Ed, grand gaillard déconcertant et impétueux, qui a la moitié de son âge. Ed déteste le Brexit, déteste Trump et déteste son travail obscur. Et c'est Ed, le plus inattendu de tous, qui mû par la colère et l'urgence va déclencher un mécanisme irréversible et entraîner avec lui Prue, Florence et Nat dans un piège infernal.

    Avec Retour de service, John le Carré, en éminent chroniqueur de notre époque, livre un portrait du monde que nous habitons, glaçant, délicatement satirique et porté de bout en bout par une tension constante.

  • 1961. L'espion britannique Alec Leamas et son amie Liz Gold trouvent la mort au pied du mur de Berlin.
    2017. Peter Guillam, fidèle collègue et disciple de George Smiley dans les services de renseignement autrefois surnommés « le Cirque », est tiré de sa retraite en Bretagne par une lettre de son ancien employeur, qui le convoque à Londres. Pourquoi ? Ses activités d'agent secret pendant la guerre froide le rattrapent. Des opérations qui firent la gloire du Londres secret vont être minutieusement décortiquées par une nouvelle génération qui n'a que faire des luttes menées jadis par les Occidentaux contre le bloc communiste. Quelqu'un doit payer pour le sang des innocents sacrifiés sur l'autel de l'intérêt général.

    Entremêlant le passé et le présent pour laisser chacun raconter son histoire, L'Héritage des espions est un roman éblouissant de virtuosité. Ultime hommage au héros indestructible George Smiley, il marque la consécration d'un écrivain prodigieux.

  • Hiver 1964. En pleine guerre froide, aux confins de la Finlande, la dernière mission de l'agent Taylor chargé de récupérer une mystérieuse pellicule tourne au désastre. Son successeur échoue également. Le «Service», organe obscur des renseignements britanniques, décide d'en avoir le coeur net sur ce qui se trame en Allemagne de l'Est: l'installation d'une rampe de missiles soviétiques à portée de l'Ouest et le risque d'une nouvelle crise internationale? Ce sera l'opération Mayfly, où l'on croisera Control et Smiley, bien connus des lecteurs de le Carré, mais aussi Avery, véritable gentleman britannique, et Leiser, vétéran polonais de la Seconde Guerre mondiale qui prend son rôle au sérieux et aura peut-être à le regretter.

    Ce roman palpitant et burlesque, qui nous livre parallèlement une chronique sans complaisance de la société anglaise des années soixante, nous entraîne de la Scandinavie à l'improbable Kalkstadt, en Allemagne de l'Est. Ces hommes qui se battent pour leur patrie seraient-ils les dupes d'un miroir aux alouettes qui ferait de l'Angleterre une pièce maîtresse du grand jeu de l'espionnage?

  • La taupe

    John Le Carré

    Londres au temps de la Guerre Froide. Il est devenu évident, sans contestation possible, que quelque part au plus haut niveau des services de renseignements britanniques se trouve un agent double : une «taupe» profondément installée dans leur texture même, depuis peut-être plusieurs décennies, par le Centre de Moscou.

    Et il est non moins évident que ce ne peut être qu'un parmi les cinq hommes : de brillants sujets, complexes, qui ont fait leurs preuves dans l'action, qui ont travaillé en étroite collaboration au long des années, qui se respectent et comptent les uns sur les autres - malgré les heurts de caractère, les différences de caste et de sensibilité, malgré l'impératif fondamental de leur profession : ne se fier à personne.

    C'est George Smiley, un des cinq, le plus brillant peut-être et le plus compliqué de tous, qui est chargé de débusquer la taupe et de la détruire.

    Peu à peu un palais d'illusion s'effondre, un mirage se dissipe. Presque avec nonchalance, à mesure que le roman s'achemine vers son stupéfiant dénouement, le Carré nous donne une vision totale du monde des services secrets. Avec, une fois encore, ce don incomparable pour évoquer les obscurs labyrinthes du monde de l'espionnage international.

    La Taupe est le premier volet de la «trilogie des Karla», l'oeuvre d'un témoin lucide et passionné de son temps, qui, mieux que bien des chroniqueurs professionnels, a eu l'art, en trois romans éblouissants d'intelligence, d'évoquer tout un pan de notre Histoire, celui de la Guerre Froide.

  • «Etre inhumain lorsqu'il s'agit de défendre notre sens de l'humanité, impitoyable dans notre défense de la compassion, inébranlable pour défendre nos inégalités.» George Smiley.

    George Smiley est un petit monsieur bedonnant et myope, que sa femme, Ann, trompe parfois et même souvent. Ce personnage un peu effacé, qui se perd facilement dans l'anonymat de la foule londonienne, est aussi le chef des services secrets britanniques, que dans les romans de le Carré on appelle le Cirque. Ayant démasqué le traître, «la taupe», qui s'était infiltré au plus haut niveau dans cette organisation, Smiley a pour mission de «nettoyer les écuries».
    Dès le premier jour de son entrée en fonction, George Smiley passe à l'attaque. Son adversaire, c'est Karla, nom de code de l'officier traitant soviétique, qui a conçu le plan aboutissant à la ruine du Cirque. Et pour soldat, Smiley va choisir Gerald Westerby, vieux routier de l'Asie où l'ont entraîné ses reportages, rescapé de plusieurs journaux et de quelques mariages, et demeuré malgré tout cela un éternel collégien.
    Comme un collégien, deuxième volet de la «trilogie des Smiley», est un des romans les plus riches que le Carré nous ait donnés. Echappant à l'espace confiné des bureaux où les services secrets livrent leur obscur combat, il nous entraîne à travers l'Extrême-Orient. Il brosse un tableau impitoyable de toute cette faune qui peuple les beaux immeubles de Hong Kong, les boîtes de Bangkok ou les baraquements climatisés des bases américaines. Et tout cela avec cet humour corrosif qui ne sert sans doute qu'à masquer la secrète blessure d'une tendresse déçue.

  • « Du monde secret que j'ai connu jadis, j'ai essayé de faire un théâtre pour les autres mondes que nous habitons. D'abord vient l'imaginaire, puis la quête du réel. Et ensuite retour à l'imaginaire, et au bureau devant lequel je suis assis à cet instant. » John le Carré.

    Depuis ses années de service dans le renseignement britannique pendant la Guerre froide jusqu'à une carrière d'écrivain qui l'emmena du Cambodge en guerre à Beyrouth après l'invasion israélienne de 1982, en passant par la Russie avant et après la chute du mur de Berlin, John le Carré s'est toujours placé au coeur de notre histoire contemporaine. Dans ce livre de mémoires inédits, il relate d'une plume aussi incisive que drolatique et avec la subtilité morale qui caractérise ses romans les événements dont il fut le témoin. Qu'il décrive le perroquet d'un hôtel de Beyrouth imitant à la perfection le crépitement des mitraillettes ou les premières notes de la Cinquième de Beethoven, sa découverte des charniers du génocide rwandais, son réveillon du Nouvel An 1982 avec Yasser Arafat, la sagesse du génial physicien Andreï Sakharov, sa rencontre avec deux anciens chefs du KGB ou avec l'humanitaire française qui lui inspira l'héroïne de La Constance du jardinier, son regard est souvent caustique, toujours pénétrant.

    Mais surtout John le Carré nous dévoile son parcours d'écrivain sur plus de six décennies et sa quête infatigable de l'étincelle humaine qui a insufflé tant de vie et de coeur à ses personnages de fiction.

  • Harry Pendel, enfant illégitime d'ascendance-irlandaise, propriétaire charismatique de Pendel & Braithwaite Co., Limitada, tailleurs près de la royauté sis à Panama, est contacté un jour par le mystérieux Andrew Osnard, jeune espion sans scrupules chargé de suivre l'évolution du paysage politique, en prévision de la rétrocession par les Américains au canal de Pananma à midi le 31 décembre 1999.

    Osnard, qui sait tout du passé trouble de Pendel et de ses difficultés financières du moment, l'oblige par chantage à devenir son informateur. Qui mieux que Pendel, dans la boutique duquel défilent jour après jour tous les hommes qui comptent au Panama, pourrait en effet le renseigner sur les bruits de couloir et les rumeurs. Mais Pendel, en vrai bon tailleur au boniment bien rodé, va prendre la mesure des enjeux et, plutôt que de simplement recouper ses informations, décide de se mettre à broder, ourler rapiécer, bâtir à grands points ses rapports et finalement redessiner de pied en cap la silhouette d'un panama interlope.

    Sur la foi de ces chimères, son épouse, son meilleur ami, sa fidèle employée mais aussi les diplomates britanniques, les militaires américains et les barons de la finance et de la presse internationales vont bientôt se retrouver pris dans une énorme affaire géopolitique dont aucun ne sortira indemne.

  • Issa, jeune musulman russe affamé, arrive clandestinement à Hambourg en pleine nuit, avec autour du cou une bourse renfermant une somme substantielle d'argent liquide et les reliques d'un passé mystérieux. Annabel, jeune avocate idéaliste travaillant pour une association d'aide aux immigrés, se jure de sauver Issa de l'expulsion, au point de faire passer la survie de son client avant sa propre carrière. Tommy Brue, patron sexagénaire d'une banque anglaise en perdition sise à Hambourg, détient les clefs de l'héritage interlope du père d'Issa. Ces trois âmes innocentes forment un triangle amoureux désespéré, sur lequel vont fondre les espions de trois nations différentes, tous résolus à marquer des points pour leur camp dans la guerre avouée contre le terrorisme et la guerre inavouable entre leurs services respectifs. Peuplé de personnages inoubliables, Un homme très recherché fait la part belle à un humour caustique, tout en entretenant une tension croissante jusqu'à une scène finale poignante. Cette oeuvre pleine d'une profonde humanité, ancrée dans les turbulences de notre époque où des forces en constante mutation se percutent partout dans le monde, révèle une vision d'ensemble réfléchie, sombre, impressionnante de logique et d'acuité.

  • 2008. Le rocher de Gibraltar, joyau des colonies britanniques, est le théâtre d'une opération de contre-terrorisme menée par un commando britannique et des mercenaires américains. Nom de code : Wildlife. Objectif : enlever un acheteur d'armes djihadiste. Commanditaires : un ambitieux ministre des Affaires étrangères et son ami personnel, patron d'une société militaire privée. Kit Probyn, un diplomate candide, est sommé d'être le téléphone rouge du ministre. L'opération est si délicate que même le secrétaire particulier du ministre, Toby Bell, est tenu à l'écart.
    Trois ans plus tard, convoqué par Kit Probyn, retraité, dans son manoir de Cornouailles, et aidé par Emily, la fille de Probyn, Toby doit choisir entre sa conscience et sa loyauté de serviteur de l'État. Or si la passivité des hommes honnêtes suffit à faire triompher le mal, comment pourra-t-il garder le silence ?

  • Les gens de Smiley

    John Le Carré

    «Rien n'est plus dangereux, se plaisait à dire George Smiley aux jeunes recrues du service secret britannique, qu'un vieil espion pressé.» Ici, le vieil espion, dans ce roman, c'est George Smiley lui-même toujours aussi replet, aussi prospère, aussi perspicace, aussi inquiet - et, à n'en pas douter, aussi dangereux.

    Un coup de téléphone en pleine nuit vient le tirer de sa retraite. Sur une pelouse de Hampstead, un quartier résidentiel de Londres, on a retrouvé le cadavre d'un vieil émigré balte, un ancien général qui a travaillé jadis pour Smiley. Les nouveaux chefs du Cirque - c'est le nom dont le Carré désigne les services secrets britanniques - ne donnent à Smiley qu'une consigne : étouffer l'affaire et non la résoudre.

    Mais comment faire taire ces fantômes de son passé qui l'appellent du fond des ombres, ces obscurs, ces sans-grade qui jadis étaient ses agents, les gens de Smiley ? Il se trouve une fois de plus déchiré entre des exigences personnelles et les impératifs d'une vieille fidélité à un service dont il a été le chef. On retrouve ici les ingrédients familiers aux lecteurs de le Carré : la tension qui vous dessèche la bouche, le perpétuel sens du paradoxe. Et surtout dans ce troisième volet de la «trilogie des Smiley», ce sens de l'humour, cette humanité, cette compassion pour ce que le Carré appelle la «condition ambiguë de l'agent secret» et que jamais on n'a perçue plus forte que pour ces Gens de Smiley, ces soutiers de l'espionnage, ces défenseurs acharnés de causes éternellement perdues.

  • Un pur espion

    John Le Carré

    En pleine guerre froide, Sa très Gracieuse Majesté panique : Magnus Pym demeure introuvable. Le redoutable espion britannique serait donc un traître, un agent double ou un insensé ? Profondément marqué par la personnalité de son père, Rick, un escroc de haute volée, Magnus a décidé de se pencher sur son passé et d'affronter son plus terrible adversaire : lui-même.

  • Fils naturel d'un missionnaire catholique irlandais et d'une villageoise congolaise, Bruno Salvador, alias Salvo, a gardé de son enfance africaine une passion immodérée pour les langues. Devenu interprète éminent, il est régulièrement sollicité par de grandes entreprises et des tribunaux, mais aussi par le Renseignement britannique.

    Envoyé sur une île perdue pour une mission d'interprétariat lors d'une conférence secrète entre des bailleurs de fonds occidentaux et des chefs de guerre rivaux dont l'objectif affiché est de rétablir l'ordre et la paix en République démocratique du Congo, il devient malgré lui le seul témoin des machinations cyniques qui s'ourdissent dans l'ombre pour dépouiller de ses richesses un pays déjà ravagé par la guerre. Or l'amour qu'il porte à Hannah, la belle infirmière congolaise, a rallumé en lui l'étincelle de la conscience africaine qui couvait sous l'éducation catholique rigide jadis reçue à l'école de la Mission. Le naïf Salvo saura-t-il s'affranchir des inhibitions qui le brident pour devenir le héros d'un noble et dangereux combat ?

  • Voilà longtemps, au Caire, Jonathan Pyne a connu et aimé Sophie. Mais à la suite d'une indiscrétion de Jonathan, elle a été assassinée, à l'instigation de Roper, trafiquant d'armes et de drogue de stature internationale. Or voilà que celui-ci ressurgit, dans le palace zurichois où Pyne est devenu directeur de nuit. Dans l'espoir de venger Sophie, Jonathan se décide à reprendre du service... A bord du Pacha de fer, véritable quartier général flottant, un nouvel amour lui donnera la force de croire encore en lui-même, alors que le désarroi des services secrets et la corruption du monde l'inciteraient à lâcher prise.
    Trafics d'armes, blanchissement des profits de la drogue, grande délinquance internationale : l'auteur mondialement connu de La Taupe et du Voyageur secret aborde ici les nouveaux dangers du monde, et bâtit autour de Jonathan, attachante figure d'idéaliste -blessé, un passionnant roman de suspense et d'amour.

    John le Carré n'a pas besoin de la guerre froide pour continuer à être un excellent écrivain... Le souffle des aventures du grand large, qui caractérise les oeuvres de ses illustres ancêtres - Stévenson ou Conrad - emplit à profusion son dernier roman. Jean-Claude Le Covec, Le Figaro Magazine.

  • Mai 1967. La vie semble paisible au sein des ministères et des délégations étrangères, à Bonn, cette «petite ville en Allemagne» que rien ne prédestinait à devenir une capitale européenne et encore moins un enjeu mondial de la Guerre froide.

    Pourtant l'émoi s'empare de l'Ambassade de Grande-Bretagne lorsque ses membres constatent la disparition d'un de leurs collègues et de... quarante-trois dossiers ultraconfidentiels.

    À l'heure où leur pays négocie à Bruxelles son entrée dans le Marché commun, les Allemands ne doivent pas savoir. À aucun prix. Ils ne doivent pas savoir que Leo Harting a disparu et qu'il est recherché. Ils ne doivent pas savoir qu'il y a eu des fuites.

    Alan Turner, l'officier de sécurité, est dépêché à Bonn pour retrouver l'homme et les dossiers disparus. Quels secrets Leo Harting dissimule-t-il? Que recherche-t-il avec tant d'obstination? C'est ce que Turner découvre au terme d'une enquête mouvementée où l'odieux passé nazi refait surface dans une Allemagne qui s'acharne à oublier.

  • Au lendemain de la guerre en Irak, l'Anglais Edward «Ted» Mundy, fils d'un major dans l'armée des Indes, écrivain raté et guide touristique en Bavière, voit resurgir son passé en la personne de Sasha, l'Allemand de l'Est militant qu'il a rencontré à la fin des années 60 dans un Berlin en proie à l'agitation révolutionnaire et revu dans le crasseux miroir aux espions de la guerre froide pour le montage d'une longue opération d'agent double. Mais aujourd'hui les temps ont changé, et leur amitié renouée au nom d'un idéalisme devenu obsolète se heurtera aux manoeuvres cyniques d'une Amérique plus impérialiste que jamais.

    Avec ce roman engagé d'une actualité brûlante, le Carré sonne le glas de l'espionnage à l'ancienne et des valeurs surannées qui structuraient l'univers des agents secrets : depuis le 11 septembre, le monde ignore tout code de l'honneur et les «justes causes» n'y ont plus cours quand l'Amérique de Bush fait subir à tous la marche forcée de son autocélébration triomphaliste et hégémonique. Portant un regard cruellement désabusé sur les agissements machiavéliques d'une Amérique drapée dans sa bonne conscience, le Carré dénonce aussi la veulerie aveugle de ses contemporains, et son message désespéré hantera le lecteur longtemps après la dernière ligne.

  • Notre jeu

    John Le Carré

    A quarante-huit ans, le narrateur Tim Cranmer jouit d'une retraite anticipée dans son manoir du Somerset, en compagnie de la belle et énigmatique Emma. En tant qu'agent secret, il a livré et gagné la bataille de la guerre froide, et, dans le nouvel ordre mondial, il n'y a plus de place pour lui.

    Mais nul n'échappe à son passé. Celui de Tim habite à proximité, en la personne de Larry Pettifer, ami et rival depuis l'école, reconverti en professeur d'université après avoir servi d'agent double à Tim pendant vingt ans.

    Soudain, Larry disparaît. En même temps qu'Emma. Ont-Ils fui ensemble pour vivre leur passion ? Larry a-t-il entraîné Emma dans une de ses causes perdues ? Tim se lance à leur poursuite, découvrant aussitôt qu'il est lui-même poursuivi par ses anciens patrons. Le chasseur devient gibier. Il fouille son propre passé tel un voleur et s'enfonce dans les sables mouvants de l'étrange pacte qui lie désormais Emma et Larry. De l'Angleterre hostile en passant par les bas-fonds de Moscou. c'est au coeur du Caucase et des affrontements ethniques de l'ex-Union soviétique que la quête de Tim connaît un brutal et amer dénouement, et que sa vie retrouve du même coup un sens.

    Tout à la fois histoire d'amour, roman à suspense, satire politique d'une brûlante actualité. Notre jeu possède les qualités d'un très grand roman de John le Carré : la tension qui vous dessèche la bouche. un perpétuel sens du paradoxe. Et par-dessus tout, l'humour et l'humanité.

  • Single & single

    John Le Carré

    Un avocat d'affaires travaillant pour la maison londonienne Single & Single exécuté par un gang mafieux sur une colline turque après avoir été accusé de crimes dont il ignore tout, un magicien pour enfants convoqué nuitamment à sa banque dans le Devon pour expliquer l'arrivée sur le compte de sa fille d'une somme d'argent colossale, un cargo russe arraisonné dans la mer Noire, un baron de la finance qui disparaît dans la nature, un officier des douanes britanniques sur la piste de la corruption et du meurtre... Autant de personnages pittoresques et d'événements en apparence isolés qui s'entrecroisent dans une intrigue dont les fils se nouent progressivement pour tisser une formidable tapisserie romanesque avec pour thèmes centraux l'amour, la trahison, la famille et l'humanisme triomphant.

    Ce roman d'un John le Carré au mieux de sa forme nous entraîne dans un voyage mouvementé au coeur des milieux de la haute finance et de l'internationale du crime, dont les ramifications s'étendent de la vénérable City aux calmes rives du Devon, de la Russie post-communiste déliquescente au mystérieux Bosphore en passant par les hauteurs paradisiaques du Caucase.

  • En 1971, au Royaume de sa Majesté, tandis que la décolonisation fait rage, le souffle de libération des années soixante est suivi d'une certaine agitation sociale. C'est dans ce contexte que Cassidy entreprend de s'inventer une généalogie. Mais alors qu'il visite un manoir à Haverdown, en vue d'en « faire » la demeure de ses ancêtres, il y trouve un couple de squatters, artistes et bohêmes, qui se sont eux aussi inventé une enfance :
    Shamus, homme-orchestre sans tabous ni principes, écrivain à succès qui se fait passer pour mort, et Helen, l'éternel féminin, qu'il entrevoit nue. Cassidy oublie alors sa réussite professionnelle, son fils à Eton, son épouse pieuse et pudibonde, pour emboîter le pas aux deux énergumènes. De Londres à Paris, en passant par tous les pubs du Somerset, le champagne coule à flots, les dialogues hilarants et imbibés, les insultes aux bonnes moeurs et les prophéties fulgurantes s'enchaînent. Et Shamus en tient la chronique insolente.
    Une chronique qui sera d'ailleurs publiée, bien plus tard, sous le titre de « Trois pour la Route », en hommage à Stanley Donen lorsque tout le monde sera rentré tant bien que mal dans le rang.
    Un amant naïf et sentimental est un météore singulier dans le parcours de John le Carré qui invente ici une machine à remonter le temps, une parabole sur l'amour et son contraire. Un roman surprenant qui nous laisse la nostalgie d'une insouciance et d'une folie perdues que Shamus, le bouffon et l'escroc, s'emploie à pointer du doigt.

  • Printemps 2009. Sur l'île d'Antigua. Un oligarque russe, menacé par des rivaux avec l'appui du Kremlin, décide de livrer sa connaissance intime des circuits internationaux du recyclage de l'argent mafieux en échange de la protection des services secrets de sa Majesté et de la possibilité d'être accueilli avec sa famille en Angleterre. L'oligarque - dépeint d'une manière qui lui attire, au moins en partie, la sympathie du lecteur - mobilise à cet effet un jeune couple britannique en vacances sur l'île et destiné à le mettre en contact avec les dits services. La passion du tennis les a rapprochés. De l'île caribéenne à la finale Federer / Söderling à Roland Garros, en passant par les recoins feutrés des banques suisses et les paysages romantiques de l'Oberland bernois, la trame narrative permet à l'auteur d'exposer avec une rage contenue, à la fois l'étendue des enjeux économiques en question et la duplicité des acteurs dont le cynisme ne semble avoir d'égal que la cupidité ou la soif de pouvoir." La parole a été donnée aux hommes pour dissimuler leurs pensées ", disait Talleyrand. L'usage de la parole crée une aliénation chez les personnages. Il engendre une lutte entre les naïfs qui subissent cette aliénation et les cyniques qui l'exploitent à leur profit. La guerre est là au commencement et à la fin. Et toujours, elle broie les plus faibles.

empty