Gallimard

  • Une nouveauté chez Gallimard Jeunesse.

    David Copper?eld, écrivain reconnu et mari comblé, se penche à travers ses mémoires sur sa jeunesse tourmentée : le remariage malheureux de sa mère, son décès, la terrible pension Salem, un premier emploi misérable... Recueilli par une tante fortunée, il tente de trouver sa place dans une société où les bonnes âmes sont une proie rêvée pour arrivistes et malfaisants de tous poils...

    1 autre édition :

  • Roman de l'enfance et de l'adolescence, histoire d'une éducation, aventure psychologique et morale de portée universelle, les grandes espérances, avant-dernière oeuvre achevée de dickens, surprend par sa fraîcheur, le renouvellement constant de l'invention, le comique.
    Le héros-narrateur, pip, passe de l'enfance dans un village, où il est apprenti-forgeron, à une adolescence fastueuse et dissipée à londres. les moments pathétiques alternent avec les instants cocasses. l'histoire du forçat enrichi et condamné à mort est digne de victor hugo. la présence des rêves, ou de certaines scènes fantastiques, comme la vue soudaine des gibets à l'entrée de la ville, donne au roman sa dimension poétique.
    Et il y a quelque chose d'étonnamment moderne dans les deux fins, l'une malheureuse, l'autre heureuse, du roman, au moment où l'homme, pip, et la femme, estella, ont été mûris et châtiés par les épreuves.

  • Coffret de deux volumes vendus ensemble, réunissant des réimpressions récentes des premières éditions (1954, 1958).

    Dickens est un poète. Il se trouve aussi bien dans le monde imaginaire que dans le réel. [...] Son imagination est si vive, qu'elle entraîne tout avec elle dans la voie qu'elle se choisit. Si le personnage est heureux, il faut que les pierres, les fleurs et les nuages le soient aussi ; s'il est triste, il faut que la nature pleure avec lui. Jusqu'aux vilaines maisons des rues, tout parle. Le style court à travers un essaim de visions, il s'emporte jusqu'aux plus étranges bizarreries ; il touche à l'affectation, et pourtant cette affectation est naturelle ; Dickens ne cherche pas les bizarreries, il les rencontre. Cette imagination excessive est comme une corde trop tendue : elle produit d'elle-même, et sans choc violent, des sons qu'on n'entend point ailleurs.
    Hippolyte Taine, 1856.

  • « Olivier Twist et ses camarades supportèrent la torture d'une lente inanition trois mois durant : à la fin, ils devinrent... si enragés de faim, que l'un d'eux... laissa entendre d'un air sombre à ses compagnons qu'à moins de recevoir une écuellée supplémentaire per diem, il craignait bien d'en arriver quelque soir à dévorer son voisin de lit, un chétif freluquet d'âge tendre. Il avait l'oeil égaré et avide, et tous le crurent sans hésitation. On tint conseil et on tira au sort pour désigner celui qui le soir même, à la fin du dîner, irait trouver le surveillant pour lui demander un supplément ; le sort tomba sur Olivier Twist. »

    1 autre édition :

  • Récit picaresque par excellence, Les Papiers posthumes du Pickwick Club (1836-1837) est une succession de péripéties, d'épisodes cocasses, de farce et de burlesque, de dialogues truculents, qui porte, sur les routes de l'Angleterre pastorale des années 1820, Samuel Pickwick, fondateur du club éponyme, homme d'affaires à la retraite, reconnaissable à ses lunettes rondes, ses collants noirs, sa calvitie et sa bedaine. Autour de lui, gravitent un poète de pacotille (Augustus Snodgrass), un amateur du beau sexe (Tracy Tupman) et un sportman autoproclamé et gaffeur (Nathaniel Winckle). Au chapitre X, l'entrée en scène de Sam Weller, cireur de chaussures cockney, modifie l'équilibre du récit, et le duo désormais formé par Pickwick et Weller s'inscrit dans la lignée de don Quichotte et Sancho Pança. Le futur valet de Pickwick - avec son chapeau blanc, son foulard rouge vif et son gilet rayé - séduit universellement et fait des Papiers posthumes du Pickwick Club le plus grand succès de l'histoire littéraire britannique : on passe des ventes à 400 exemplaires pour le premier épisode à 40 000 pour le dernier, un chiffre record pour l'époque.

    Avec Les Papiers posthumes du Pickwick Club, Dickens invente un nouveau modèle éditorial : le feuilleton publié avec des illustrations créées pour l'occasion. Quarto a retenu pour cette édition les 57 illustrations de l'édition de 1870 replacées à l'endroit du texte correspondant. Quarto propose au lecteur de redécouvrir Les Papiers posthumes du Pickwick Club dans la traduction de Sylvère Monod, parue dans la Bibliothèque de la Pléiade (1958). L'annotation du texte et l'appareil critique sont totalement inédits.

    Ce volume contient :
    Préface - Vie & OEuvre.
    Les Papiers posthumes du Pickwick Club.
    Appendices : « D'un auteur à ses lecteurs » - Le monde de M. Pickwick - Géographie pickwickienne.
    Dossiers : « Origines du roman, roman des origines » - Illustrer, enluminer, illuminer - Rire et se divertir dans l'Angleterre des années 1830.

    Édition présentée et annotée par Céline Prest.

  • «J'ai toujours été frappé de constater à quel point le courage fait défaut, y compris aux gens les plus intelligents ou les plus cultivés, lorsqu'il s'agit de se confier sur des expériences psychiques liées au surnaturel. Presque tous craignent de s'exposer aux soupçons ou aux rires si jamais ils se hasardaient à raconter une expérience de ce type, qui n'éveille ni parallèle ni écho dans la vie psychique de leur interlocuteur. Un voyageur honnête qui aurait vu quelque créature fantastique du genre des serpents de mer n'aurait aucune réticence à l'évoquer ; mais ce même voyageur, eût-il ressenti un pressentiment, un instinct, un rêve, une divagation étranges, ou ce que l'on nomme vision, ou encore toute autre impression psychique paranormale, hésiterait longtemps avant de l'avouer».

    Une jeune mariée disparaît mystérieusement, un esprit frappeur s'amuse dans le ventre de sa victime, un homme assassiné assiste au procès de son meurtrier... Quatre nouvelles grinçantes où Dickens mêle habilement angoisse et insolite, non sans une touche de malice.

  • Le soir de Noël, un vieil homme égoïste et solitaire choisit de passer la soirée seul. Mais les esprits de Noël en ont décidé autrement. L´entraînant tour à tour dans son passé, son présent, et son futur, les trois spectres lui montrent ce que sera son avenir s´il persiste à ignorer que le bonheur existe, même dans le quotidien le plus ordinaire.

  • Il est difficile de résumer un roman de mille pages qui, sur fond d'un interminable procès, brasse des centaines de personnages, un panorama d'un Londres foisonnant, riche et misérable, et tout un système idéologique. L'histoire est en outre racontée par deux personnages différents, de manière très moderne. La structure démoniaque du procès « Jarndyce contre Jarndyce » sera conjurée, non par l'achèvement final et absurde du procès, mais par la bonté d'un homme, celui qui a précisément le malheur de porter ce nom maudit, et dont la vie aura été vouée à en amender inlassablement les effets destructeurs.

  • Nicolas Nickleby appartient, comme on le devinera aisément, à la jeunesse de son auteur. C'est au printemps de 1838, Olivier Twist n'en étant encore qu'à mi-chemin, que Dickens fait paraître la première livraison mensuelle de Nickleby sans avoir le moindre bout de manuscrit d'avance, ni se faire une idée bien claire - si ce n'est pour le point de départ - du second des deux considérables romans qu'il va mener de front.
    Les contes qui terminent ce volume s'échelonnent de 1843 à 1848 et nous retrouvons en eux ceux que nous lisions dans notre enfance, habillés de rouge par Hachette, sous le titre de Contes de Noël.

  • Dans ces cinq contes, Dickens célèbre l'esprit de Noël, le partage et la charité, et dénonce l'injustice sociale qui exclut les pauvres de cette fête. C'est un portrait truculent de la vie quotidienne et une condamnation sans appel de l'exploitation et de la misère. Ce message social, Dickens nous le donne en douceur, par le détour du conte et du fantastique. Comme l'écrit Dominique Barbéris, 'ces contes nous rendent un peu d'enfance à l'état pur, dans la vigueur native des sentiments : l'indignation et la pitié, le rire, la peur. Ils nous redonnent le bonheur oublié de nos premières lectures, ces lectures d'adhésion sans distance critique, sans réserve, non pas sceptiques et endurcies, mais merveilleusement sensibles et "crédules"'.

  • Écrites entre 1840 et 1866, souvent pour Noël, ces dix histoires allient le bizarre, le grotesque et la fantaisie. Dix contes dans lesquels le narrateur se fait le relais d'une anecdote, tragique ou comique, qui lui a été confiée, ou retranscrit des confessions inquiétantes, d'hommes hantés par des visions, des esprits, par leur passé ou leurs fautes. L'inspiration gothique et fantastique - celle des maisons hantées des romans à sensation - rejoint la veine ludique et la verve du pasticheur. Dickens traite ses fantômes avec un entrain et une délectation qui nous les rendent réjouissants, et démontre une fois encore ses talents d'illusionniste.

  • Ecrivain horrifié par l'injustice, Dickens ne cachait pas sa fascination pour la Révolution française, cette utopie devenue folie meurtrière. Elle est au coeur de ce grand roman qui emporte le lecteur entre Londres, où se détache dans le ciel gris une tour infâme, et Paris, où s'élève une sombre forteresse. Sur vingt ans, nous voilà entraînés dans une machination infernale qui confronte des victimes : d'un côté, des humbles humiliés par un odieux hobereau et qui n'auront de cesse de se venger aveuglément lorsque la liberté surviendra ; de l'autre, un noble repenti et des bourgeois condamnés à l'exil, pris dans l'engrenage fatal qui les verra affronter leur destin sur fond de Terreur.
    Sur un rythme effréné qui multiplie les coups de théâtre, Dickens, fort de son goût pour les figures attachantes et de son génie pour les intrigues complexes, convoque l'Histoire pour la faire vibrer. Emouvant, ironique, surprenant et toujours maître de ses effets, avec ce roman historique et amoureux, il plonge dans nos inquiétudes les plus profondes pour en extraire cette lumière qui illumine son oeuvre.
    Un conte de deux villes offre ainsi à Emmanuel Bove l'occasion d'une unique et intense traduction.

  • «Dickens (1812-1870) sut se forger, en utilisant ses souffrances d'enfant pauvre et négligé, une volonté de fer ; mise au service de son génie, elle lui permit de s'élever promptement à la gloire et à la fortune. Ses quinze romans n'absorbèrent qu'une part de son énergie prodigieuse, mais un siècle et demi de lecture et de critique n'en ont pas épuisé les richesses artistiques. C'est dans David Copperfiled, centre d'une oeuvre en constante recherche et où se côtoient avec bonheur l'humour et le pathétique, que Dickens s'est peint le plus directement.» Sylvère Monod.

  • Le roman le plus engagé de dickens.
    Les temps difficiles, ce sont les débuts de la révolution industrielle qui transforme l'aimable campagne anglaise en un pandémonium d'usines, de canaux, d'installations minières, de fabriques, d'entrepôts, de banlieues misérables où vit à la limite de la survie le prolétariat le plus exploité qui sans doute fût jamais. sous un ciel de suie, coketown, la ville du charbon (manchester en réalité), est d'autant plus l'image de l'enfer que la classe ouvrière n'y est pas encore organisée et qu'elle apparaît ainsi comme la victime toute désignée de politiciens sans scrupules et d'une bourgeoisie, parfois compatissante et troublée dans son confort moral, mais toujours persuadée de la divinité de ses droits.
    Le roman de dickens correspond point pour point à l'analyse qu'en ces mêmes années et dans cette même angleterre, fr. engels entreprenait de la naissance du capitalisme moderne.

  • C'est la veille de Noël, les rues sont animées et chacun prépare joyeusement le réveillon.
    Le vieux Scrooge, avare et solitaire, est furieux. Il refuse l'invitation de son neveu et s'enferme chez lui. C'est alors que le fantôme de son ancien associé lui apparaît, suivi bientôt de trois autres spectres, plus inquiétants les uns que les autres. Scrooge est entraîné malgré lui dans un fabuleux voyage à travers le temps.

  • Un inconnu - sa malle de voyage indique « Barbox Frère » - descend sur un coup de tête du train à 3 heures du matin sur le quai de Mugby, noeud ferroviaire au sud de Birmingham.
    Ayant fait la connaissance de M. Lalampe, préposé à la signalisation, et de sa fille Phébé, il s'arrête quelques jours dans cette petite ville pour faire le point sur sa vie et décider d'un nouveau chemin qui le rendra enfin heureux. Quelle meilleure idée que d'essayer chacune des sept destinations qui partent de l'Embranchement de Mugby ? Et si le bonheur se trouvait justement là, au carrefour des voies de chemins de fer ? Un conte malicieux sur la recherche du bonheur et la destinée.

  • Qui n'a jamais rêvé d'être invisible pour assister à des scènes sans y être convié et entendre ce que les autres disent de lui ? Grâce aux Fantômes de Noël, le vieil Ebenezer Scrooge, avare et aigri, vit cette expérience unique et troublante.
    C'est à la part enfantine du coeur de chacun que Dickens adresse ce conte merveilleux qui célèbre la fête et l'esprit charitable de Noël, l'histoire d'une rédemption.

  • La carrière de Charles Dickens a commencé tôt. Tout se passe entre 1836 et 1870. Tout : les quinze romans et les récits plus courts.
    L"Ami commun (1864-1865) est dans la lignée des énormes machines lancées par Dickens dès 1836 : un millier de pages, où prolifèrent avec exubérance incidents, personnages, lieux, mots, images et idées. Le comique y fait toujours aussi bon ménage avec l'émotion. La nouveauté réside dans la fermeté avec laquelle le romancier tient les fils de ses complexes intrigues, dans la hardiesse encore accrue de son invention langagière, dans la vigoureuse ampleur de sa réflexion sur la société, la politique, la finance, l'éducation, l'homme, l'amour et le mariage.
    Du Mystère d'Edwin Drood, il n'en n'écrivit que la moitié, et mourut le 9 juin 1870, la plume à la main.
    De 1870 à 1990, des dizaines de «suites» et des centaines d'études ont été écrites pour tenter de répondre aux interrogations que laisse subsister cette «fugue inachevée». L'auteur a légué en tout cas au lecteur un fragment d'une singulière richesse ; la qualité littéraire du Mystère d'Edwin Drood n'a guère retenu l'attention de la critique ; elle est pourtant éclatante. Jamais Dickens n'avait atteint une aussi sobre maîtrise de ses moyens d'expression.
    L'ouvrage s'achève par un panorama bibliographique des études consacrées à Dickens.

  • Comme le note Sylvère Monod dans sa préface, «ce volume est bien le lieu privilégié pour se livrer à l'observation et surtout à la dégustation de ce phénomène littéraire exceptionnel qu'est l'humour de Charles Dickens». Les deux oeuvres présentées ici, qui appartiennent à la première phase de la carrière de l'écrivain, témoignent en effet de ce qui est probablement la caractéristique la plus puissante et la plus distincte de son art.
    Avec les Esquisses de Boz, Dickens donne sa toute première oeuvre, qu'il appelle «un ballon d'essai» dont le but n'est que «d'offrir de petits tableaux de la vie et des moeurs telles qu'elles sont réellement». Aujourd'hui encore le charme demeure de ces carnets de croquis dont John Forster parlait comme d'«un livre qui aurait résisté à l'épreuve du temps même s'il n'y en avait pas eu d'autres». Notons qu'une partie des récits contenus dans ce recueil était jusqu'à ce jour inédite en français.
    Dans Martin Chuzzlewit, roman paru en 1844, l'humour s'épanouit ; entre l'exubérance comique de quelques passages et la délicatesse souriante de certaines scènes, une gamme pleinement représentative de l'art de Dickens s'offre au lecteurs. Martin Chuzzlewit est une oeuvre éloignée de tout souci de perfection formelle, c'est par son foisonnement et son extraordinaire vitalité qu'elle plaît.
    L'annotation de l'un et l'autre livre retrace l'histoire des textes et éclaire les allusions et références qui abondent dans les oeuvres de Dickens.


  • petite divinité domestique, tour à tour silencieuse et volubile, le grillon est l'âme de la maison.
    symbole du bonheur et de la sérénité, il apaise les coeurs rongés par le doute, la colère et l'aigreur. extraordinaire conteur, dickens dénonce la misère de la société industrielle tout en évoquant la vie quotidienne avec humour et s'impose comme l'un des plus grands écrivains anglais du xxe siècle.

  • «Malgré le modernisme de la pensée et de la manière de Dickens dans La Maison d'Apre-Vent et dans les Récits pour Noël et autres, ce roman et ces contes et nouvelles restent des oeuvres marquées par leur époque. Il serait vain de dissimuler que, dans la mesure où ces livres cherchent à défendre et illustrer des valeurs, ce sont celles du coeur plus encore que celles de l'intelligence.
    Mais pourquoi chercherait-on à le dissimuler ?Pourquoi le monde d'aujourd'hui refuserait-il d'être touché par la tendresse, la générosité, la délicatesse qui émanent de telles oeuvres, où elles sont servies par un art ferme et mûr? Notre temps n'est pas friand de vertu, de gentillesse, d'élévation d'âme, de profondeur de sentiment. Il ne serait pas loyal de ne pas souligner que Dickens écrivait en premier lieu pour ses contemporains, pour un public qui en avait le goût. Mais la qualité de sa prose et de son imagination a permis à son oeuvre de triompher de l'épreuve du temps ; on peut espérer que ses éminents mérites littéraires permettront aux nouveaux lecteurs de La Maison d'Âpre-Vent et des Récits pour Noël et autres de lui pardonner d'être en même temps, à l'évidence, un homme de coeur, voire de lui en être reconnaissant.» Sylvère Monod.

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