Les Cygnes

  • La comédie met en scène des couples d'amoureux contrariés : Lysandre et Hermia, Démétrius et Héléna ; le roi des fées, Obéron, qui se dispute avec sa femme Titania, au sujet de leurs conquêtes passées : Thésée et Hippolyte. Puck, le lutin, chargé d'intervenir, va introduire, dans la nuit, un peu plus de confusion.

  • La tempête

    William Shakespeare

    Le vaisseau d'Alonso, roi de Naples, et d'Antonio, duc de Milan, est pris dans une tempête et s'échoue sur une île habitée par le monstre Caliban et par Ariel, un esprit aérien.
    Leur maître, le magicien Prospero, ancien duc de Milan évincé du trône par son frère Antonio, y vit depuis douze ans avec sa fille Miranda. C'est lui qui a provoqué la tempête, dans le seul but d'égarer son traître de frère sur l'île pour se venger de lui...
    Dernière pièce de Shakespeare, "La Tempête" nous invite à un voyage initiatique où vengeance, trahison et fascination du pouvoir feront place au pardon, à la compassion et à la fraternité.

  • Il est difficile de se représenter aujourd'hui l'ampleur du succès des Mystères de Paris. Du 18 juin 1842 au 15 octobre 1843, la publication en feuilleton dans Le Journal des Débats bouleverse l'opinion, toutes classes sociales confondues.
    Au point de départ de cet extraordinaire succès, on trouve le libraire Gosselin : il apporte à Sue une publication anglaise qui dépeint les mystères et misères de Londres. Gosselin suggère qu'un tel ouvrage sur Paris aurait de grandes chances de succès.
    Sue se met alors au travail, il achète une casquette, une blouse, de gros souliers. Il s'initie aux tapis-francs (débits de boisson), découvre la « mansarde » et fait les comptes au sou près d'une jeune couturière, il va aux barrières, dans les asiles, les prisons. Il comprend la différence entre vivre et survivre. Il examine les garnis, traîne dans les cabarets, assiste aux réunions d'ouvriers. « Pour comprendre, j'ai besoin de voir, de toucher », écrit-il à Marie d'Agoult. Il voit et c'est la « conversion », il comprend et ce sont Les Mystères de Paris.
    Il choisit pour scène principale et pour « héros » du feuilleton la Cité (bientôt rasée par Haussmann, qui comprendra le caractère dangereux et criminel de ce dédale de ruelles) et son petit peuple, humilié ou criminel et parfois les deux. Le feuilleton, conçu comme un opéra noir, est impossible à lâcher : le miracle de ces personnages, dont on voit pourtant quels stéréotypes les animent, c'est qu'ils deviennent nôtres et que nous voulons aujourd'hui, avec autant d'impatience qu'en 1842-43, connaître la suite de leur destin.
    Avec Les mystères de Paris, Eugène Sue a accompli le grand polar social du XIXe siècle, avec ses personnages inoubliables : le Chourineur, La Chouette, Fleur-de-Marie, le Maître d'école, Rodolphe, Murph, Sarah, la comtesse d'Harville, M. et Mme Pipelet, l'abbé Polidiri ; sa traversée des classes sociales qui se rencontrent pour la première fois en littérature ; ce petit peuple élevé en objet littéraire ; tout cela explique l'envoûtement que sa lecture continue à exercer au XXIe siècle.

    Avec : Annotation originale - Plans des quartiers de Paris à l'époque des Mystères - Enquêtes médicales et sociales - Réception et postérité de l'oeuvre

  • Paris - Mai 1942 : Le port de l'étoile jaune pour les Juifs est décrété. Au bord de la faillite, Joseph Haffmann, bijoutier juif, propose à son employé Pierre Vigneau de prendre la direction de sa boutique : « ... J'aimerais que vous viviez ici avec votre épouse pendant les mois qui vont suivre en attendant que la situation redevienne normale... la bijouterie Haffmann et Fils deviendrait la bijouterie Vigneau... ».
    Sachant que Pierre doit également prendre le risque d'héberger clandestinement son « ancien » patron dans les murs de la boutique, il finit par accepter le marché de Joseph à condition que celui-ci accepte le sien : « Isabelle et moi voulons à tout prix avoir un enfant... après plusieurs tentatives infructueuses, nous avons fait des examens... je suis stérile... Monsieur Haffmann... J'aimerais que vous ayez des rapports sexuels avec ma femme le temps qu'elle tombe enceinte... ».

  • Marie Stuart

    Friedrich Schiller

    Marie Stuart est une épopée haletante et passionnante que Schiller a écrite à partir du conflit qui opposa pendant 20 ans Elisabeth 1ère d'Angleterre à Marie Stuart. Plus qu'une reconstitution historique, le spectacle est une fable universelle qui met à nu les mécanismes du pouvoir et le conflit entre l'intime et le public.
    Deux reines héritières d'un même trône, l'une par le sang, l'autre par testament. L'une est une fervente catholique, l'autre instaure le protestantisme en Angleterre. L'une se revendique de droit divin, l'autre se place au service de son peuple et de son royaume. L'une suscite passions et fascinations, l'autre, redoutée et autoritaire, a renoncé à sa vie de femme pour gouverner aussi librement qu'un homme.
    Deux souveraines cousines, celle d'Ecosse - Marie Stuart - et celle d'Angleterre - Elisabeth 1ère, deux femmes au tournant de l'histoire, symbolisant chacune les extrêmes de l'Europe du 16ème siècle en pleine guerre de religion.
    A partir du conflit de ces deux femmes, Schiller écrit une épopée qui place l'humain au coeur des enjeux politiques. Il montre le conflit entre l'intime et le public, dénonce les manipulations, condamne le fanatisme religieux.
    Ce texte magnifique et violent est de toute évidence d'une actualité déroutante. C'est pourquoi la mise en scène est plus proche de la fable universelle que de la reconstitution historique. Elle privilégie l'action et le rythme et met en avant cette humanité des personnages qui distille de l'espoir tout au long de la pièce et qui ouvre tous les possibles.

  • Est-il bon de révéler les secrets de famille ? Notre bonheur peut-il éclore si nous laissons sous silence les zones d'ombres de notre passé ? Questions essentielles, intemporelles auxquelles Ibsen propose une réponse dans cette oeuvre troublante.

    Sur les hauteurs d'un Fjord de la Norvège septentrionale, dans sa maison isolée, Mme Alving retrouve son fils Oswald qui rentre de Paris. L'ayant tenu à l'écart de la vie familiale pour des raisons qu'elle est seule à connaître, c'est l'occasion pour elle de renouer avec le passé. Lorsque les erreurs des ancêtres pèsent sur les générations suivantes, les histoires se répètent comme un cycle imperturbable. Chaque personnage se devra d'affronter ses propres « Revenants ».

    Est-il bon de révéler les secrets de famille ? Notre bonheur peut-il éclore si nous laissons sous silence les zones d'ombre de notre passé ? questions essentielles, intemporelles auxquelles Ibsen propose une réponse dans cette oeuvre troublante, qui fut interdite en Norvège. Pourquoi interdite ? Parce qu'elle dérange profondément, encore aujourd'hui. Le propos en est dangereux : il nous tend un miroir effrayant que certains auront du mal à supporter.

  • Odette a huit ans, elle aime rire et dessiner. Elle fait confiance aux adultes.
    Pourquoi se méfierait-elle d'un ami de ses parents?
    Pourquoi refuserait-elle de jouer aux "Chatouilles"?
    Odette ne parle pas, elle ne croit pas qu'elle pourrait être crue. Pour qu'on la comprenne, elle danse. Face aux autres enfants, à ses parents, aux flics, face à la justice, face au déni, elle danse.
    Le désir de vivre entrainera Odette dans un jusqu'au-boutisme outrancier, rock'n roll, drôle qui l'amènera progressivement à la résilience.

  • L'arrestation.
    Un policier arrête un jeune homme dans la rue, sans raison apparente. Sur ce motif, nous assistons à une sorte de jeu du chat et de la souris, avec un chat qui ne dévorerait pas la souris, mais jouerait à lui faire peur, et une souris qui jouerait à avoir peur, et ne détalerait pas, bien au contraire.

    Le départ.
    Mme B. arrive sur un quai près de Calais. Elle fuit son pays pour échapper aux ministres qui la pourchassent pour lui voler son argent.
    Raoul attend déjà sur le quai. Il fuit son pays pour échapper à la misère qui le pourchasse pour lui voler sa vie.

  • Caroline, Delphine et Flore enquêtent sur la gynécologie. Elles interrogent leur entourage, le corps médical, un homme qui met au monde des enfants, une femme qui ne peut pas en avoir, une esclave, une journaliste, un homme à moustache, un autre qui vend des céréales, une romancière qui passe l'éponge, un poison dans la peau d'un médicament, un acteur qui a un père très gros et très connu, une échographiste qui a des tics... 50 personnages pour un Spéculum, pour un spectacle. Une narration kaléidoscopique qui oscille entre parole documentaire et autofiction. Le public traverse trois mille ans de fourberies et de tempêtes. Une promenade intense où l'on dévoile une autre nudité avec pudeur, humour et courage.

  • Dans la couverture de l'interminable conflit israélo-palestinien, le quotidien des deux peuples est trop souvent passé sous silence. Le pendule des médias oscille entre deux pôles schématiques, « le regain de violence » et « l'espoir de paix », ignorant les mouvements de fond qui façonnent les opinions publiques. Parce que c'est un pays sans frontière ni État, une nation aux racines profondes mais à l'histoire récente, la Palestine pâtit encore plus qu'Israël de ce traitement binaire. Alors que la saga des kibboutz fait partie de l'image de marque de l'État juif, qui, par exemple, connaît le « somoud », cet enracinement à la terre, dont les paysans palestiniens ont fait le nom de code de leur résistance à l'occupant ?
    Composé de reportages écrits entre 2002 et 2008, ce livre s'efforce de remédier à ce manque. Il éclaire l'actualité en donnant la parole aux Palestiniens ordinaires, qui luttent, souffrent, rêvent, créent et parfois aussi renoncent. Il met en lumière les ressorts profonds de l'irrésistible ascension du Hamas, analyse le démantèlement en cours de la Cisjordanie, raconte l'asphyxie de la bande de Gaza et s'achève sur l'évocation de ces initiatives, collectives ou individuelles, qui maintiennent l'identité palestinienne vivante.
    Dans cette période désenchantée, marquée par le double échec de l'Intifada et du processus de paix, cet ouvrage dresse le tableau d'un peuple qui cherche, à tâtons, les clés de sa liberté.

  • Le bilan des années Ben Ali en Tunisie est implacable. Certes, le pays s'est développé, le niveau de vie a augmenté, les droits des femmes ont été consolidés. Et pourtant, la population exprime mal-être et frustration. La richesse ne profite pas équitablement à tous. Le clan au pouvoir - celui des Ben Ali et celui de sa femme, Leila Trabelsi - pille le pays avec une incroyable rapacité.
    Prédation et mise en coupe réglée de l'économie vont de pair avec une absence totale de démocratie. Opposition interdite. Justice instrumentalisée. Presse aux ordres. Internet censuré... Peu de pays au monde sont soumis à une telle chape de plomb, avec le soutien des pays de l'Union européenne, France en tête, au nom de la lutte contre le terrorisme.
    Le scalpel de Florence Beaugé, journaliste au Monde depuis janvier 2000, explore tous ces aspects. Ses enquêtes mettent à jour les ombres et les plaies du régime, tout en donnant la parole à ceux qui représentent au quotidien la réalité et l'espoir d'une Tunisie active et créatrice. Ce travail sur le terrain s'est brusquement interrompu le 21 octobre 2009 lorsque Florence Beaugé s'est vue expulser - et bannir - de Tunisie, sur ordre du président Ben Ali. Exaspéré par sa dénonciation répétée des violations des droits de l'homme et de la rapine du clan au pouvoir, le régime a choisi d'écarter un témoin gênant, à l'heure même où le président Ben Ali briguait un cinquième mandat.

  • A mon âge, je me cache encore pour fumer est une tragi-comédie qui rassemble 9 femmes d'âges et de conditions diverses dans un hammam à Alger.
    Dans l'intimité de cet espace protégé de l'extérieur, les regards et les points de vue se croisent, entre pudeur et hardiesse, dans le dévoilement violent, ironique, drôle et grave, des silences refoulés de femmes qui se sont tues trop longtemps.
    Peu à peu se révèlent leurs destins particuliers, à travers des histoires qui ont marqué et modelé leur chair, dévoilant progressivement la violence politique, sociale et sexuelle d'une Algérie en proie à la corruption, à la misère et à l'intégrisme meurtrier.
    Un enfant s'apprête à venir au monde et par instinct et nécessité, toutes, d'une manière ou d'une autre se lèveront pour protéger et défendre cet être nouveau, symbole de leur foi inébranlable en l'avenir. 9 femmes, 9 destins entre rébellion, rêve ou soumission, réunis au coeur de la matrice, le Hammam, ou le combat contre l'oppression, la violence, la guerre, se pense entre fous rires et pleurs, secrets et exaltation.

  • Croyez-moi sur parole, la vie des mots est très agitée. Il y en a qui sont très bavards, d'autres sont menteurs, fuyants ou ambigus... Ou encore des faux amis. Il y en a qui adorent dire du mal des autres... Certains mots se protègent derrière une carapace énigmatique... Il y en a beaucoup qui ne cessent de se bagarrer... Par exemple, lorsque le mot bien et le mot mal s'approchent trop l'un de l'autre ça commence à sentir la poudre... Messieurs, je vous en prie, un peu de courtoisie ! Dans la République des mots il y a certaines consignes à respecter. Chaque mot doit ôter son chapeau lorsqu'il passe à côté d'un autre. Et l'inverse.

  • Septembre 1993 : l'image de la poignée de main entre Yasser Arafat et Itzhak Rabin fait le tour du monde. C'est le début du processus d'Oslo. Septembre 2000 : la Cisjordanie et Gaza s'embrasent. Le caractère illusoire de la rhétorique du « processus de paix » est révélé au grand jour. Janvier 2006 : le Hamas, organisation hostile aux accords signés depuis 1993, remporte les élections législatives. Les Palestiniens réaffirment leur rejet de la prétendue paix d'Oslo. 2011 : c'est « l'impasse ».
    Ces événements sont connus. Ce qui l'est moins, c'est la logique qui sous-tend l'évolution de la question palestinienne depuis 18 ans. Elle permet pourtant de comprendre que « l'impasse » était prévisible, et ce dès 1993. Ce livre n'entend pas analyser de manière exhaustive cette logique, mais plutôt l'éclairer afin de mieux pouvoir appréhender le présent et questionner l'avenir : la parenthèse d'Oslo se referme, l'État palestinien indépendant n'aura été qu'une promesse et une nouvelle réalité s'impose.
    Les chroniques, interviews et analyses regroupées dans cet ouvrage ont été rédigées entre 2007 et 2011. Elles offrent au lecteur un panorama de la société palestinienne, ainsi que des clés de compréhension originales des dynamiques politiques à l'oeuvre en Cisjordanie et à Gaza. De la crise historique du Fatah à la question de la « résistance non violente », en passant par la vie quotidienne et ses anecdotes significatives, ce livre aborde des thématiques variées et propose une approche singulière et sans concession de la question palestinienne, au-delà des clichés, de l'aveuglement idéologique et du refus de se confronter aux faits.

  • Rosa liberté

    Filip Forgeau

    En cette période troublée qu'est la nôtre, Filip Forgeau entreprend de faire résonner la voix de Rosa L. sur un plateau de théâtre...
    Sa vie durant, Rosa L. n'a eu de cesse de dénoncer les nationalistes et la dérive guerrière, jusqu'à son cruel assassinat - le crâne défoncé à coups de crosse et son corps jeté dans un canal - le 15 janvier 1919.
    Bertolt Brecht, jeune poète de 21 ans écrivit alors : « Rosa-la-Rouge aussi a disparu. Elle avait dit aux pauvres la vérité. Et pour cela les riches l'ont assassinée »...
    Le destin tragique d'une femme exceptionnelle dans une période troublée par la montée du fascisme et des nationalismes exacerbés.

    « Ce que j'ai sur le coeur, je l'ai sur les lèvres », disait Rosa L.

    L. comme Liberté

  • La naïve

    Fabio Marra

    Il est urgent de rire. Il est vital de rêver. une tragicomédie qui se déroule dans un petit appartement, au coeur d'un quartier populaire de NaPles. Un protrait à la fois cruel et grotesque de la famille. La naïveté et la cruauté sont mises en valeur, respectivement incarnées pa rAnna et Federico. Une comédie humaine, burlesque et tragique à la fois. Un hymne à la confiance et à l'amour, parfois si difficiles à concilier. Anna ne veut pas se séparer de Federico; sa confiance en leur amour lui insuffle la force nécesaire pour sauver son couple. Cette force lui vient aussi de l'enfant qu'elle porte, et dont elle seule connaît l'existence. Face aux problèmes, sa confiance en l'autre va-t-elle la perdre ou la sauver?

  • Un passage en revue de l'Humanité où la Folie joue le jeu de la Vérité. Le temps d'une nuit, le Monde défile rue de la Nef, en un Carnaval de figures hétéroclites. Visions incarnées d'une civilisation en voie de disparition... la nôtre !

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