Littérature traduite

  • 2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inhabitable, est désormais livrée à des monstruo sités mutantes. Moscou est une ville abandonnée. Les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déliquescence reliées par des tunnels où rôdent les dangers les plus insolites, le jeune Artyom entreprend une mission qui pourrait le conduire à sauver les derniers hommes d'une menace obscure. mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l'attendent.
    Chapitre inédit : L'Évangile selon Artyom Un an après les événements relatés dans Métro 2033, Artyom, rongé par les remords, revient sans cesse au Jardin botanique sans savoir pourquoi. Il replonge dans ses souvenirs et s'interroge sur son étrange lien avec les créatures mystérieuses qui menaçaient d'envahir le métro de Moscou.
    L'Évangile selon Artyom a été publié en Russie dans un recueil de nouvelles autour du Métro.
    Dans l'esprit de Glukhovsky, il s'agit autant du chapitre final de Métro 2033 que d'une ouverture sur la suite des événements dans son projet cross- media qui alterne narration littéraire et ludique. Il est possible également de considérer cet ultime chapitre comme un liant de la saga puisque y est évoqué le projet d'Homère (Métro 2034) d'écrire un livre au sujet d'Artyom.

  • Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde se balade à doss de quatre éléphants, eux-mêmes juchés sur la carapce de la Grande Tortue. Oui, c'est le Disque-monde.

    Les habitants de la cité d'Ankh-Morpork croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l'air tellement inoffensif, bonhomme chétif, fidèlement escorté par un Bagage de bois magique déambulant sur une myriade de petites jambes.

    Tellement inoffensif que le Praticien avait chargé le calamiteux mage Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la Guilde des Voleurs et celle des Assassins ; mission périlleuse qui devait les conduire loin : dans une caverne de dragons ; peut-être jusqu'au Bord du Disque.

    Car Deuxfleurs était d'une espèce plus redoutable qu'on ne l'imaginait : c'était un touriste' À la lumière de l'octarine, la huitième couleur, découvrez l'univers fantastique et cocasse de Terry Pratchett.

  • Les tambours du dieu noir ; l'étrange affaire du djinn du Caire Nouv.

    LES TAMBOURS DU DIEU NOIR.
    À La Nouvelle-Orléans, devenue un territoire neutre cerné par une guerre de Sécession interminable, Jacqueline ne rêve que d'une chose : laisser derrière elle sa vie de pickpocket afin d'explorer le monde à bord d'un dirigeable. Pour cela, l'adolescente doit gagner la confiance de la capitaine Ann-Marie St Augustine, une contrebandière créole. En guise de monnaie d'échange, Jacqueline détient une information capitale : des confédérés cherchent à acheter une arme mystérieuse et dévastatrice appelée les « Tambours du dieu noir » auprès d'un scientifique haïtien.
    Jacqueline, Ann-Marie et l'équipage de son dirigeable embarquent dans une mission périlleuse visant à récupérer les Tambours du dieu noir et à empêcher l'annihilation de La Nouvelle-Orléans.
    Dans cette uchronie qui imagine une Nouvelle-Orléans indépendante, des Caraïbes autonomes et des États-Unis démantelés, P. Djélì Clark nous entraîne dans une intrigue palpitante au coeur du bayou, où s'affrontent tant les intérêts politiques que les desseins personnels. Les personnages féminins dominent au sein de la multiplicité des cultures qui cohabitaient - et cohabitent encore - dans cette contrée forgée au fil des brassages de populations.

    L'étrange affaire du djinn du Caire.
    Posons tout d'abord le décor : au XIXe siècle, l'alchimiste et mystique al-Jahiz bouleverse l'histoire de l'Égypte en ouvrant une brèche vers le royaume des djinns, permettant ainsi à la magie de se frayer un chemin dans notre monde.
    Grâce à ces créatures mythiques et à leurs merveilles mécaniques, l'Égypte parvient à gagner son indépendance, à chasser les colons britanniques et français de son territoire et à s'imposer parmi les puissances de premier plan.
    La nouvelle débute au Caire - désormais une plaque tournante sillonnée de dirigeables et de tramways aériens - en 1912. L'agente spéciale Fatma el-Sha'arawi, missionnée par le ministère de l'Alchimie, des Enchantements et des Entités surnaturelles, doit mener une enquête délicate : on a retrouvé le cadavre d'un djinn majeur parmi les plus puissants des immortels. Tout porte à croire qu'il se serait suicidé, mais Fatma, suivant son instinct, refuse de s'en tenir à cette conclusion et finit par mettre au jour une machination de grande ampleur orchestrée par un Ange, une de ces étranges créatures surgies à la suite des djinns et dont nul ne sait rien.
    À travers son uchronie aux subtiles nuances steampunk et lovecraftiennes, P. Djélì Clark donne la parole à une Égypte forte de son héritage mythologique et de son folklore ancestral.

  • Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs.
    Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l'espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d'autres humains. La pilote, couverte d'écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables. Le médecin et cuistot de bord occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort. Le capitaine humain, pacifiste, aime une alien engagée dans la guerre. L'IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang.
    Les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d'un an vers une planète lointaine, composent la tapisserie chaleureuse d'une famille unie par des liens plus fondamentaux que le sang ou les lois : l'amour sous toutes ses formes.
    Loin de nous offrir un space opera d'action et de batailles rangées, Becky Chambers signe un texte tout en humour et en tendresse subtile, et réussit le prodige de nous faire passer en permanence de l'expérience d'un exotisme avéré à la sensation d'une familiarité saisissante.

  • Un trouble malaise s'est emparé du Causse. Les chouettes et les renards le perçoivent, et Tiphaine Patraque aussi à travers ses chaussures. Un vieil ennemi rassemble ses forces. Or, comme le dit la kelda des Nac mac Feegle, « le vwale est fragile entre les mondes et se daekire facilmaet. » C'est un temps de déclins et de recommencements, d'anciens et de nouveaux amis, et de frontières incertaines. Un temps où le fardeau de la succession s'abat sur une jeune sorcière désormais appelée à se tenir entre la lumière et les ténèbres.
    La horde des fées prépare son invasion, et Tiphaine devra battre le rappel de toutes les sorcières pour protéger le pays.
    Son pays.
    Ça sent le règlement de comptes...

  • "Vous auriez de très jolis pieds si vous en preniez soin, dit la vierge Bethan.

    ' Ch'est bien aimable à toi, répondit Cohen le Barbare. Mais des pédicures j'en rencontre pas chouvent dans ma profechion." Octogénaire, borgne, chauve, édenté, Cohen, le plus grand héros de tous les temps, réussira-t-il à tirer Deuxfleurs et Rincevent des griffes de leurs poursuivants ?

    Car une étoille rouge menace de percuter le Disque-monde, dont la survie repose sur le sorcier calamiteux : dans son esprit brumeux se tapit le Huitième Sortilège' Avec une distribution prestigieuse dans les seconds rôles : le Bagage, l'In-Octavo, Herrena la Harpie, Kwartz le troll, Trymon l'enchanteur maléfique et, naturellement, la Mort.

    Une aventure fantastique sans précédent. Ou peut-être une gigantesque fumisterie, plus encore que La Huitième Couleur.

  • Dans un avenir pas si lointain. l'humanité a su manipuler son génome pour stopper le processus de vieillissement et jouir ainsi d'une forme d'immortalité.

    L'Europe, devenue une gigapole hérissée de gratte-ciel où s'entasse l'ensemble de la population, fait figure d'utopie car la vie y est sacrée et la politique de contrôle démographique raisonnée.

    La loi du Choix prône que tout couple qui souhaite avoir un enfant doit déclarer la grossesse à l'État et désigner le parent qui devra accepter l'injection d'un accélérateur métabolique qui provoquera son décès à plus ou moins brève échéance.

    Une mort pour une vie, c'est le prix de l'État providence européen.

    Matricule 717 est un membre de la Phalange qui débusque les contrevenants. Il vit dans un cube miteux de deux mètres d'arête et se contente du boulot de bras droit d'un commandant de groupe d'intervention. Un jour, pourtant, le destin semble lui sourire quand un sénateur lui propose un travail en sous-main : éliminer un activiste du parti de la Vie, farouche opposant à la loi du Choix et au parti de l'Immortalité, qui menace de briser un statu quo séculaire.

  • Dans un futur proche ravagé par la pollution, un vieil homme nous raconte qu'une Corneille nommée Dar Duchesne - la première de tous les temps à avoir porté un nom - lui a raconté ses nombreuses vies et morts au pays de Kra...
    - Kra est une épopée de l'anthropocène.

    La Corneille, oiseau de mauvais augure, égoïste et chapardeur, mangeur de cadavres ? Nous décrions une espèce avec laquelle nous coexistons et qui a géré nos déchets et nos morts depuis le début de l'humanité.
    Or, dans ce roman, on en apprend beaucoup sur la Corneille, qui a tant appris de nous. Qui vit en communauté. Qui n'est pas un oiseau migrateur, mais se déplace, se repose, se déplace à nouveau et revient au nid. Et on en apprend beaucoup sur nous, puisque la Corneille est notre commensal.
    - Kra est un livre miroir.
    Dar Duchesne s'interroge, nous interroge, sur la mort et le rapport à nos morts ; ce faisant, il bâtit une histoire où s'occuper des morts, et vouloir les faire revivre par la mémoire, équivaut à faire l'expérience du temps et à entrer dans l'Histoire, et en littérature.
    - Kra est un mythe.
    La mélancolie inhérente à l'histoire de Dar Duchesne se réalise avec une autodérision du personnage, qui apporte des touches de légèreté en contrepoint du lyrisme de son auteur. D'un sujet sombre, il parvient à nous émerveiller. Et c'est du règne de la nature que sort une fresque poétique magistrale.
    - Kra est un pont, qui nous donne l'espoir que le monde qui a déjà tant évolué le peut encore. Sa geste nous soulage de l'inévitabilité de la mort. Son conte nous enjoint au changement.
    Un roman de la trempe de Jonathan Strange & Mr.
    Norrell de Suzanna Clarke.

  • Compagnon forgeron, compagnon Faiseur, Alvin est de retour chez les siens. Mais quelle est sa tâche aujourd'hui ? « Je ne peux pas apprendre aux gens comment bâtir la Cité de Cristal si je ne sais pas moi-même de quoi il s'agit. » Cette vision dans la tornade du lac Mizogan, en compagnie du prophète des Rouges, très peu des chemins de sa vie y conduisent ; Peggy Larner, Peggy la torche, le sait bien.
    Et l'ennemi de toujours choisit à présent des voies plus subtiles pour le détruire. Pièges, fuite, menaces, mensonges, délation, prison, tribunal, Alvin n'est-il pas condamné au renoncement ?
    Et le pire danger viendra peut-être de son frère Calvin, qui le jalouse au point de bientôt lui vouer une haine amère et décide de s'expatrier vers l'Ancien Monde afin de rencontrer Napoléon, dont on sait le pouvoir redoutable.
    L'Amérique n'est-elle pas trop petite pour deux hommes aux talents en puissance si formidables ?

  • L'heure n'est plus au déni : c'est bel et bien la fin. Les courants du Flux s'effondrent les uns après les autres ; l'image de l'avenir, c'est celle de communautés humaines contraintes à l'isolement, à la déchéance et à la mort, puisqu'il n'y a dans l'empire qu'une seule planète habitable en surface.
    Que faire devant la catastrophe annoncée ? Sauver sa précieuse peau en marchant sur les autres au besoin, s'emparer de la planète habitable en question et se remplir les poches au passage. Tel est l'objectif de nombre de puissants des grandes maisons marchandes ; les « élites », quoi. À leur tête, l'ignoble Nadashe Nohamapetan.
    En face de ceux-là, l'emperox Griselda et quelques fidèles, parmi lesquels son physicien d'amant, qui se creuse la cervelle pour comprendre la logique du Flux et proposer des pistes permettant de sauver l'ensemble des populations de l'Interdépendance, ou encore la pittoresque Kiva Lagos, jamais en manque de blasphèmes ni de manigances. Mais ne faudra-t-il pas beaucoup plus pour soustraire la souveraine à un énième attentat voire une destitution ? Qui sera la dernière emperox ?
    De surprise en rebondissement, avec verve et non sans humour, La Dernière Emperox clôt la trilogie de « L'Interdépendance ».

  • Quatre personnes, quatre planètes : un groupe d'astronautes part en mission pour explorer des planètes susceptibles d'abriter la vie. Hommes et femmes, trans, asexuels, fragiles, déterminés, ouverts et humains, ils représentent la Terre dans sa complexité.
    Au fil des ans et des atterrissages, ils découvrent des animaux étranges, de « simples » bactéries, et les dilemmes éthiques de l'explorateur bienveillant mais forcément intrusif. Observer, c'est influencer. Exister, c'est agir. Il faut savoir jusqu'où aller trop loin ; pour rencontrer l'Autre, il faut le mettre en danger.
    Quand une catastrophe s'abat sur la Terre si lointaine, une grande question s'impose à eux. Que faire ? Rentrer pour unir leurs maigres forces à celles des survivants et, peut-être, reconstruire ? Ou rester, prolonger la mission, continuer à découvrir pour expédier sur Terre des rapports que personne sans doute ne pourra plus consulter ? À quoi sert d'explorer si on est seul - l'amour de la science est-il une fin en soi ?

  • Sentant venir sa mort prochaine, le mage Tambour Billette organise le legs de ses pouvoirs, de son bourdon, de son fonds de commerce. Nous sommes sur le Disque-monde. (Vous y êtes ? Nous y sommes.) La succession s'y opère de huitième fils en huitième fils. Logique. Ainsi procède le mage. Puis il meurt.

    Or il apparaît que le huitième fils en cause est' une fille. Stupeur, désarroi, confusion : jamais on n'a vu pareille incongruité.

    Trop tard ; la transmission s'est accomplie au profit de la petite Eskarina. Elle entame son apprentissage sous la houlette rétive de la sorcière Mémé Ciredutemps'

  • Tiphaine Patraque est une sorcière. Et elle croit accomplir du bon travail pour les habitants du Causse. Même si le travail consiste surtout à panser des jambes, à couper les ongles de pied des vieilles femmes, et que la. magie en est souvent absente, quoi. Ainsi que le sommeil.
    Mais, quelque part - dans l'espace et dans le temps -, une pelote inextricable de méchanceté, de malveillance et de haine s'est réveillée. Et elle réveille aussi toutes les vieilles histoires, celles sur les vieilles sorcières maléfiques. Tiphaine n'est soudain plus sûre de bien agir. Et ses tout petits alliés - les batailleurs Nac mac Feegle - ne font que rendre les choses plus difficiles.
    Des choses censées s'arranger après une bonne nuit de sommeil. Mais elles vont très, très nettement empirer. Et une sorcière doit se charger des problèmes.
    Ce livre prolonge Les ch'tits hommes libres, Un chapeau de ciel et L'hiverrier.

  • Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Ankh-Morpork...
    Sans jamais avoir su à qui le demander.

    Complément idéal à Tout Ankh-Morpork, le guide touristique exhaustif de la plus grande ville du Disque-monde, Les Archives d'Ankh-Morpork offrent aux curieux de tout poil (mais aussi de plumes, de peau, de chitine et de granit) une occasion unique d'en apprendre plus sur les lieux d'enseignement, les guildes et les administrations qui forment les rouages de cette mécanique urbaine bien huilée sous la vigilante férule du seigneur Havelock Vétérini.
    Ce premier volume s'intéresse tout particulièrement à l'Université de l'Invisible, à la Guilde des Assassins, à celle des Voleurs ainsi qu'à la poste. Le lecteur y découvrira les règlements intérieurs, les personnels enseignants et administratifs, les membres tant célèbres qu'infâmes de ces institutions, sans lesquelles Ankh- Morpork ne serait pas la même.
    Les Archives d'Ankh-Morpork est un album illustré par Paul Kidby qui reprend une partie des textes écrits par Terry Pratchett pour les agendas du Disque-monde qui ont paru en Grande- Bretagne entre 1998 et 2008 auxquels a été ajouté du contenu inédit tant textuel que graphique.

  • Alvin Miller naît en 1800 au bord de la rivière Hatrack dans le territoire de l'Ohio. Le cadre du roman est donc l'Amérique des pionniers venus de la côte Est à la poursuite du rêve américain, plus précisément une communauté villageoise de la « nouvelle frontière ». Arrivés par familles, au terme d'équipées hasardeuses, ils ont défriché, bâti de leurs mains nues et se sont établis sur ces terres nouvelles dans un statu quo avec les Indiens fait d'ignorance et de méfiance partagées.
    Tel est le cadre réaliste, d'une extrême justesse, des- Cchroniques d'Alvin. À quoi s'ajoutent les croyances et pratiques populaires de ces mêmes pionniers sur lesquelles Card fonde sa fantasy. Dans ces chroniques à la géographie et à la temporalité politique subtilement décalées, la magie fonctionne :
    - charmes et sortilèges opèrent - les talents accordés aux gens par la nature prennent la dimension de véritables pouvoirs. Le père d'Alvin possède un talent d'ajusteur ; Mesure, son frère, a le « compas dans l'oeil » au sens le plus fort de l'expression ; Alvin, qui est appelé à détenir les immenses pouvoirs d'un « Faiseur », a ceux d'un créateur.
    Et dans le combat entre le bien et le mal, qui est le propre de la fantasy, l'ennemi d'Alvin est le « Défaiseur », version païenne du démon que l'on pourrait rapprocher de l'entropie ou du chaos.

  • Par-dessus le raffut, Henri Roi brailla : « Comment s'appelle ce machin, tu m'as dit, mon gars ?
    - Poutrelle-de-Fer, m'sieur, répondit Richard Simnel. Et, si vous nous autorisez à poser des rails, on peut vraiment vous montrer de quoi elle est capable.
    - Des rails ?
    - Ouais, m'sieur. Elle roule sur un chemin de fer, vous allez veir. » Henri Roi a du flair et des moyens financiers : le chemin de fer a du potentiel. Alors ? cap sur le progrès teque-nol-ogique ?
    Pas si sûr. Certains fondementalistes parmi les nains du Schmaltzberg sont prêts à tout pour lui barrer la route, prêts au terrorisme et prêts au coup d'État.
    Sous la houlette menaçante du seigneur Vétérini, il n'aura pas trop de tout son talent et de sa faconde, le Moite von Lipwig, ex-escroc désormais directeur des Postes et de la Banque royale, pour graisser les rouages du train de l'avenir et déblayer la voie.

  • Alvin se rend à Hatrack River, là où il est né, pour entamer son apprentissage de forgeron chez Conciliant Smith. Mais ce qui intéresse bien plus le jeune garçon à Hatrack River, c'est de rencontrer Peggy, dite la torche, pour qu'elle lui enseigne comment devenir un Faiseur.
    Or à son arrivée, rien ne va comme Alvin l'avait envisagé ; la demoiselle a fui le matin même, et voilà que son patron le traite de menteur. Comment pourrait-il lui expliquer qu'il est grand pour son âge et qu'il a un don lui permettant d'entendre le chant vert de la forêt vivante, appris auprès de Ta-Kumsaw, l'homme rouge ?

  • La trilogie des "livres du Nord" réunit en un seul volume les trois premiers romans de la Compagnie noire avec dix illustrations originales en bichromie de Didier Graffet, présentées en encarts dépliants à l'intérieur de l'ouvrage.
    Nous sommes la dernière des compagnies franches du Khatovar. Nos traditions et nos souvenirs ne vivent que dans les présentes annales et nous sommes les seuls à porter notre deuil. Mercenaires nous sommes et nous resterons. Depuis l'embauche de la Compagnie noire dans le port de Béryl par le mystérieux Volesprit, l'un des "Dix qui sont Asservis", jusqu'à l'affrontement final de la Rose Blanche, de la Dame et du Dominateur sur le site des Tumulus, tels que rapportés par Toubib, son médecin, dans ses annales, les pérégrinations, malheurs et affrontements de la Compagnie durant une génération.
    Un joyau de la fantasy noire.

  • Ce cinquième tome de la série de « La Longue Terre » est encore l'occasion pour ses auteurs de développer les idées humanistes qu'ils distillent depuis le tout premier livre. Chaque ligne est en effet un appel à la tolérance, à l'écoute, au respect et à la coopération. Dans un monde qui ne connaît plus d'autres limites que celles de l'imagination de tous les êtres conscients de la Galaxie, chacun est invité à s'interroger sur sa place dans cet espace immense, sur le rôle qu'il peut y jouer et sur les liens qu'il peut tisser avec ses voisins. Ne s'agit-il pas là d'interrogations plus que jamais universelles ?

    2070, cinquante-cinq ans après le Jour du Passage. Les ingénieurs de la Brèche captent un étrange signal en provenance du coeur de la Galaxie, une Invitation extraterrestre :
    « Rejoignez-nous. » Dissimulés dans ces émissions : les plans d'une gigantesque ma- chine. À quoi servira-t-elle ? Comment fé- dérer les peuples de la Longue Terre pour la construire ? Surtout, est-il bien raisonnable de répondre à l'appel de ces êtres dont on ne sait rien ?
    Dans le Silence des Hauts Mégas, Josué Valienté, désormais âgé de soixante-sept ans, perçoit lui aussi cette Invitation, telle une pensée obsédante dans un recoin de son cerveau. Plus solitaire et perturbé que ja- mais, il s'égare dans les paysages parallèles et, à la suite d'une blessure malencontreuse, n'aura d'autre choix pour survivre que de compter sur l'amitié des plus attachants des habitants du multivers, les trolls...
    De son côté, Nelson Azikiwe doit relever le plus grand défi de sa longue vie : retrou- ver un petit-fils dont il vient de découvrir l'existence et, ce faisant, affronter la réalité incongrue de sa propre paternité. Il lui fau- dra pour cela retourner sur la mystérieuse île vivante où l'attend sa progéniture inatten- due. Île vivante qui semble elle aussi avoir perçu un message venu des étoiles...
    Quant à Lobsang, isolé dans un monas- tère tibétain, il s'efforce de retrouver la séré- nité, tâche ô combien difficile pour un être d'une telle complexité. Lui aussi, à sa façon, entend une Invitation d'outre-espace... Au- rait-il encore un rôle à jouer pour guider l'humanité sur la voie de la sagesse ?
    Partout dans la Longue Terre résonne le même appel : « Rejoignez-nous ! »

  • Card, après avoir publié La stratégie Ender en 1985, a créé, en 1987, une forme nouvelle de quête épique, aux franges de la mystique, entre Mark Twain et Le Seigneur des Anneaux, faisant des chroniques d'Alvin une des oeuvres majeures du genre.
    Les Chroniques d'Alvin sont un cycle de romans de fantasy historique qui racontent la vie d'Alvin Miller, fils de meunier, septième fils d'un septième fils et par-là même destiné à détenir de grands pouvoirs.

    1810, sur la frontière des pionniers américains. Promis à l'avenir mystérieux et grandiose d'un « Faiseur », si les forces du mal ne parviennent pas à le détruire, Alvin a dix ans. Le voici qui découvre le monde des hommes rouges dont l'existence se confond avec les rythmes de la nature et de sa « musique verte ». Nouvelles épreuves, plus rudes ; nouvelles révélations, plus extraordinaires. Après Le Septième Fils, Le Prophète rouge ouvre « Les Chroniques d'Alvin » à l'embrasement de l'Histoire, dans un récit magique et flamboyant.

  • Avènement, troisième et dernier tome de la trilogie « La guerre sans fin », reprend l'univers de « Lazare en guerre » - avec ses soldats qui s'incarnent dans des clones survitaminés pour prendre part à des missions suicides - et en se concentrant sur le second du légendaire capitaine Harris :
    La lieutenante Jenkins. Ce volume répond à toutes les questions que se posent les lecteurs depuis le début de la trilogie et déroule une chaîne de responsabilités complexe dans le drame qui agite cet univers.

    L'étrange virus Augure continue de faire des ravages chez les Krells, détruisant des collectifs et ravageant des planètes entières. Le Commandement allié est infiltré par l'ennemi.
    Quant aux terroristes de la Spirale noire, emmenés par le sinistre Maréchal, ils appellent de leurs voeux un mystérieux « Avènement » et se sont ligués avec les terribles Bribes qu'on croyait vaincus par Lazare. En jeu : l'extinction de toute vie organique.
    À situation désespérée, mesures désespérées.
    Jenkins et ses Chacals, qui forment désormais une équipe expérimentée et soudée, ont adopté comme l'un des leurs l'extraterrestre dénommé Paria.
    Partis en quête de l'Éon, une arme secrète utilisée des millénaires plus tôt pour mettre fin à la grande guerre entre civilisations organiques et mécaniques, ils découvrent qu'il s'agit en fait d'une 3e espèce extraterrestre capable de manipuler l'espace, le temps et la psyché humaine. Une fois établi le contact avec les représentants de cette espèce, ils vont les recruter pour tenter de contrer la Spirale et les Bribes. Mais pour triompher, ils ne devront reculer devant aucun sacrifice.

  • « Le libre arbitre, parfois, ça craint. ».
    Dans ce nouvel opus, l'androïde de sécurité affranchi va avoir l'occasion d'en découvrir le prix et surtout les conséquences. Le sarcasme et l'ironie du personnage, toujours intacts, sont savoureux et Iel croisera à nouveau ses semblables, encore sous le contrôle de leur module superviseur, à qui iel montrera qu'une autre voie est possible. Des paroles qui, cette fois, trouveront un écho car une autre SecUnit prendra goût à l'indépendance. Le désir d'émancipation serait-il contagieux ?
    L'intrigue d'Effet réseau s'inscrit dans le prolongement direct de Stratégie de sortie, la quatrième novella de « Journal d'un AssaSynth ».

    À force de côtoyer les humains (un peu contre son gré), AssaSynth apprend à les connaître et iel s'adapte de son mieux à sa nouvelle vie dans le système de Préservation. Iel repart en expédition en tant que responsable de la sécurité (en bonne et due forme, cette fois). Le roman s'ouvre sur un sauvetage (qui ne tourne presque pas au désastre) à la surface d'une planète aquatique. Ce voyage signe le début d'une course-poursuite spatiale, car sur le trajet du retour AssaSynth, entre autres, a été enlevé par un vaisseau qui ressemble à s'y méprendre à une vieille connaissance de l'androïde : EVE.
    L'immense astronef (car c'est bien lui) est venu chercher l'aide d'AssaSynth pour se libérer d'un parasite alien qui a pris le contrôle - parasite qui contamine également les humains et semble être originaire d'une mystérieuse colonie disparue que deux corporations rivales s'arrachent. AssaSynth, EVE et les humains vont remonter jusqu'à la source de la contagion afin que chacun récupère son équipage (non mais) et venir en aide aux colons abandonnés sur cette planète isolée. L'androïde sera non seulement confronté à ses semblables, encore asservis, mais aussi à lui-même ; comprenant qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même, il décidera de dupliquer sa conscience et de créer le parfait allié : AssaSynth 2.0.

  • Morty traverse les champs en courant ; il mouline des bras et s´égosille comme un beau diable. Non. Même ça, même effrayer les oiseaux pillards, il n´est pas fichu de s´en tirer proprement. Son père, au désespoir, l´observe depuis le muret de pierres. « Il manque pas de coeur, fait-il à l´oncle Hamesh. - Ah, dame, c´est le reste qu´il a pas. » Et pourtant un destin hors du commun attend Mortimer. Car à la foire à l´embauche, LA MORT l´emporte sur son cheval Bigadin. Il faut dire que LA MORT a décidé de faire la vie ; et l´assistance d´un commis dans son labeur quotidien lui permettrait des loisirs. Mais... Est-ce bien raisonnable ? Avec, comme toujours, un scénario qui décoiffe, une distribution prestigieuse et, peut-être, peut-être, une exceptionnelle apparition de l´illustre Rincevent.

  • Quatre novellas dans un univers de science-fiction où les humains ont exploré l'espace et installé des colonies sur lesquelles des corporations règnent en maître. Ce monde ultra-connecté voit se côtoyer toutes sortes d'hybrides - humains, humains augmentés, androïdes, programmes informatiques en tous genres et intelligences artificielles.
    Le narrateur, qui écrit son journal, est un être synthétique asexué, un androïde de sécurité chargé d'assurer la protection des clients qu'on lui assigne. Ce synthétique, qui se surnomme spontanément « AssaSynth » en raison de son passé sanglant, pose un regard froid et dédaigneux sur l'humanité.
    Ironie et flegme sont de mise, car tout ce que cet androïde désire, c'est qu'on le laisse tranquille. Il a piraté son module de contrôle - un secret quit lui vaudrait d'être détruit si cela venait à se savoir -, et préfère de loin visionner des épisodes de son soap opera préféré téléchargés en douce plutôt que de fréquenter des humains qu'il ne comprend pas et qui le lui rendent bien.

empty