Fantasy

  • «Je m'appelle Bellovèse, fils de Sacrovèse, roi des Turons. Pendant la guerre des Sangliers, le haut roi, mon oncle Ambigat, a tué mon père. Ma mère, mon frère et moi avons été exilés au fond du royaume biturige. Parce que nous étions de son sang, parce qu'il n'est guère glorieux de tuer des enfants, Ambigat nous a épargnés.
    Le temps a suivi son cours. Nous avons grandi. Alors mon oncle s'est souvenu de nous. Il a voulu régler ce vieux problème : il nous a envoyés, mon frère et moi, guerroyer contre les Ambrones. Dès le début des combats, nous nous sommes jetés au milieu du péril, et je suis tombé dans un fourré de lances. Mais l'impensable s'est produit : je ne suis pas mort.» Premier tome d'une trilogie qui fera date, Même pas mort confirme tout le talent de Jean-Philippe Jaworski et le place au firmament des auteurs de fantasy.

  • «Voici neuf ans que le haut roi Ambigat m'a admis à sa cour. Voici neuf ans que j'ai trouvé ma place parmi les héros bituriges.
    Toutefois, quoiqu'il demeure redoutable, le souverain vieillit. Sa force vitale s'épuise et les royaumes de la Celtique déclinent. Nos troupeaux sont malades. Nos blés pourrissent sur pied. Les jeunes fils du souverain meurent... La disette et le mécontentement grondent au sein des tribus. Si les dieux se sont détournés du haut roi, que feront les chefs des nations clientes? Certains ne rêvent-ils pas de renverser Ambigat, de s'emparer du pouvoir, de restaurer la prospérité?
    Et moi, Bellovèse! Moi qu'Ambigat a jadis privé de son père et de son royaume! Moi qu'Ambigat a naguère voué à la mort! Quel parti épouserai-je? Deviendrai-je un chasseur de roi? Ou serai-je le jeune roi traqué par la meute?».

    Cette première partie de Chasse royale, le deuxième tome de la trilogie Rois du monde, nous plonge au coeur du monde celte : âpre et violent, empli de gloire et de magie. Jean-Philippe Jaworski poursuit ainsi l'édification de ce qui est, d'ores et déjà, un monument de la fantasy historique.

  • Après avoir défié toute l'armée rebelle pour couvrir la retraite du haut roi, j'ai fini par me rendre. Qu'est-ce qu'un captif, sinon un demimort ? On me retire mon mauvais cheval, on m'arrache mes bijoux, on m'entraîne vers la rivière avec rudesse. On crie autour de moi, j'ai l'impression que personne ne sait vraiment ce qu'il faut faire. Je crains de plus en plus que n'arrive l'ordre de me noyer. La mort par l'eau, après tout, est une sentence que peuvent prononcer les rois comme les druides. Qui va décider de mon sort ? Articnos, roi des Éduens, que j'ai été à deux doigts de tuer ? Sa soeur, la mystérieuse Prittuse, haute reine déchue de Celtique ? Ou bien ce sorcier redoutable que jadis on appelait le gutuater et qui vient d'usurper le sacerdoce du grand druide ?

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