Aurélien Bellanger

  • L'homme qui voulait faire de la télévision un art.
    A. B.

  • « L'Europe à l'apogée de sa puissance était déjà un continent à l'agonie : la bête avait mordu la mer comme elle aurait lâché la proie pour l'ombre. » Autrefois monarchie prospère, la petite principauté du Karst, nichée au coeur des Balkans, semble aujourd'hui oubliée de tous. Ida, une riche banquière d'origine karste, a retrouvé à New York le prince héritier déchu. Elle est persuadée qu'ensemble ils parviendront à restaurer la splendeur de son pays natal. Mais d'autres intérêts sont en jeu et Ida devra affronter des résistances inattendues, menaçant le fragile équilibre de l'Union européenne.
    Le destin du continent de la douceur est sur le point de basculer...

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  • Le grand Paris

    Aurélien Bellanger

    Enfant de l'Ouest parisien, Alexandre Belgrand a grandi à l'ombre des tours de la Défense, au bord de la voie royale qui conduit du Louvre à la Grande Arche et qui sert de frise chronologique à l'histoire de France.
    Héritier autoproclamé de ce majestueux récit, il rejoint une école de commerce, certain d'intégrer à sa sortie l'élite de la nation.

    L'un de ses professeurs l'initiera alors à l'histoire secrète de la capitale, avant de le faire entrer au service de l'homme fort de la droite - le Prince - en passe de remporter la prochaine présidentielle. Au soir du 6 mai 2007, il est au Fouquet's, prêt à intégrer le cabinet du Prince en tant que conseiller en urbanisme. Suivront, pour Alexandre, des années d'alcoolisation heureuse, de travail acharné et d'amitiés nocturnes au coeur du Triangle d'or parisien. C'est lui qui écrira l'un des discours les plus remarqués du Prince, sur l'avenir architectural de Paris, et qui imaginera un grand métro automatique, le Grand Paris Express.
    Mais dans sa quête de plus en plus mystique d'une ville réconciliée, l'urbaniste aura l'orgueil de se croire indestructible.

    Le Grand Paris est le récit à la première personne du sauvetage d'une âme et d'une métropole.

  • «Nous contemplons là, tranquillement assis au coin du feu, le complot le plus ambitieux et le mieux conçu qu'on ait jamais vu.» La construction d'une ligne de TGV place un village de l'ouest de la France à la jonction d'intérêts diamétralement opposés. Autour d'un châtelain et de sa fille, d'un capitaine d'industrie, d'un préfet à la retraite, d'activistes solitaires et d'un archéologue, nombre d'enjeux se cristallisent.

  • La théorie de l'information est une épopée économique française.
    De l'invention du Minitel à l'arrivée des terminaux mobiles, de l'apparition d'Internet au Web 2.0, du triomphe de France Télécom au démantèlement de son monopole, on assistera à l'irruption d'acteurs nouveaux, souvent incontrôlables.
    La théorie de l'information est l'histoire de Pascal Ertanger, le plus brillant d'entre eux. Adolescent solitaire épris d'informatique, il verra son existence basculer au contact de certains artefacts technologiques :
    éditeur de jeux en BASIC, pornographe amateur, pirate récidiviste et investisseur inspiré, il deviendra l'un des hommes les plus riches du monde.
    La théorie de l'information raconte aussi comment un article scientifique publié en 1948 a révolutionné l'histoire des télécommunications et fait basculer le monde dans une ère nouvelle, baptisée Âge de l'information. Pascal Ertanger s'en voudra le prophète exclusif.
    La théorie de l'information évoque enfin le destin d'une planète devenue un jouet entre les mains d'un milliardaire fou.

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  • «Quand Guillaume Erner m'a appelé pour me proposer d'écrire une chronique quotidienne dans "Les Matins" de France Culture, j'ai dû raccrocher en catastrophe : ma fille menaçait d'avaler un Playmobil. On s'est cependant rappelés très vite, et quelques jours plus tard, je lisais à l'antenne ma première chronique. Jamais texte n'avait été relu avec autant de soin, de minutie et de délicatesse - et prononcé de façon plus hachée, avec une bouche trop sèche et un coeur trop rapide. On ne réalise pas, avant d'avoir à parler dans un micro, à quel point trois minutes peuvent être longues. Et à quel point, aussi, on les aimera passionnément. J'étais censé, à l'origine, passer la dernière semaine d'août à dévaler les Alpes du col de la Croix-de-Fer à Nice en passant par l'Izoard. Aucun regret, évidemment, et d'ailleurs les sensations seraient très similaires, notamment quand je m'adonnerais à l'un de mes exercices favoris, la description de paysages : l'écriture d'une chronique prend à peu près le temps qu'il faut pour escalader un col. Tout le jeu, je crois, c'est de varier les perspectives tout en tenant solidement son itinéraire - le principe de la route en lacets, avant la grande descente du direct. On ne sait jamais, au début, ce qu'on va dire. On sent, pourtant, dès la première phrase, si cela sera facile ou difficile, fluide ou interloqué. C'est comme une toute petite onde, au début, qui va progressivement grandir, ou se rapetisser - les deux phénomènes sont inquiétants à leur manière. C'est là tout le charme de l'exercice : ne jamais savoir ce qu'on dira, ni comment on le dira. Tenter quelque chose, et puis recommencer - lier son écriture au cycle infini des jours. Écrire comme on se réveille ou comme on s'endort : c'est un privilège rare. Est-ce pour cela que j'ai voulu donner à ces chroniques une forme un peu universelle, et tenter de passer d'un ressenti personnel à une définition collective du temps - passer de la chronique quotidienne à la chronique du temps? En cherchant, pour ce recueil, une entrée assez large pour compiler le plus de chroniques possible sous une thématique commune, j'ai découvert que ce dont j'avais parlé le plus souvent, c'était de cet universel si particulier et si problématique qu'on appelle la France : la France et ses paysages, la France et ses particularismes innombrables, la France et ses passions politiques - la France, de l'élection d'Emmanuel Macron au mouvement des Gilets jaunes.
    Aurélien Bellanger.

  • Aurélien Bellanger a rencontré Julien Gosselin, metteur en scène, qui a été remarqué pour ses adaptations des Particules élémentaires de Michel Houellebecq et de 2666 de Roberto Bolaño.
    Ils ont sympathisé et décidé de concevoir un spectacle autour de l'idée d'Europe. Écrite pour le théâtre national de Strasbourg, Eurodance a été crée à Marseille en juillet 2017 et entame une tournée au printemps 2018 : elle sera jouée à Gennevilliers, Strasbourg, Valenciennes, Lièges... une trentaine de dates est prévue.
    Le projet a été baptisé « 1993 ». Il se compose de deux parties : Eurodance et Erasmus. L'action se passe à Calais, ville dont Julien Gosselin est originaire. La première partie raconte l'histoire de la ville, entre la construction du tunnel et l'arrivée de la jungle. Ce n'est pas une pièce de théâtre classique avec des personnages qui dialoguent, mais une sorte de poème polyphonique pour une dizaine de comédiens. Une pièce « chorale » donc.
    L'ensemble est court et brillant, une sorte de « livret » pour les spectateurs, qui comporte une belle cohérence esthétique et une vraie progression dans l'intrigue.
    Une préface signée d'Aurélien Bellanger situe le tout où se mêlent les espoirs, les élans, les illusions, les déceptions qu'a fait naître l'idée d'Europe.

  • Beaucoup de choses ont été dites sur Michel Houellebecq, sur son oeuvre un peu moins, sinon qu'on y trouvait le parfait catalogue du cynisme contemporain ou l'encyclopédie des ratages de la modernité.
    C'est une double méprise : Houellebecq est un écrivain sincère et ambitieux. Il ne cherche jamais à sauver ce qui ne peut plus l'être. Néanmoins, si le monde n'est pas toujours drôle, il est améliorable. Nous disposons, dans la science, des moyens de le réenchanter. L'homme n'est pas condamné au tragique. Désespérance et utopie, l'une comme l'autre argumentées avec soin : la douleur est un indice ; le monde doit être réparé.
    Les racines du mal sont trop profondes pour être entièrement arrachées, mais nous saurons en extraire des fleurs. Houellebecq est un écrivain romantique. De Pascal à Lovecraft, Houellebecq a étudié la littérature de la chute, mais c'est, de Novalis à Baudelaire, celle de la rédemption par la technique qu'il a choisi de continuer.

  • Livre qui réunit des aquarelles de "fêtes" de Thomas Lévy-Lasne, accompagné d'une fiction d'Aurélien Bellanger, dans laquelle, à la fin d'une fête parisienne, un étrange philosophe, du fond de la cuisine où il a trouvé refuge, se lance dans une démonstration un peu grandiloquente où il évoque Locke et l'empirisme anglais, Leibniz, Newton et Van Gogh, tout en jouant avec son iPhone.

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